Compte-rendu de la réunion du 10 septembre 2015 à Plancher-Bas


C’était donc la reprise après deux mois de vacances bien mérités. Une rentrée qui s’est faite en beauté, à la médiathèque de Plancher-Bas, avec 13 participants, dont de nouveaux venus que l’on espère voir revenir lors de nos prochaines réunions.

Voici les livres que nous avons évoqués lors de cette soirée.

  • Le crime du comte Neville de Amélie Nothomb : « Ce qui est monstrueux n’est pas nécessairement indigne. » Amélie Nothomb. Lire un extrait ICI. Disponible au prêt à la médiathèque de Plancher-Bas.
  • D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan : « Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.
    L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser.»
    Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s’aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d’une époque fascinée par le Vrai.
  • Les autodafeurs de Marine Carteron (trilogie de romans ados) : À la mort de leur père, Auguste, un lycéen d’aujourd’hui, et sa petite sœur Césarine, autiste géniale, sont plongés tête la première dans une guerre secrète. Elle oppose depuis des siècles, La Confrérie et Les Autodafeurs. Nos deux héros vont devenir malgré eux les acteurs de ce conflit millénaire. Son enjeu ? Le contrôle du savoir et la main mise sur sa forme la plus ancienne : Les livres… Aventure et humour sont au rendez-vous dans ce premier tome d’une trilogie hautement addictive, à lire dès 12 ans. Teaser vidéo du tome 1 à voir ICI. Acquisition prévue par la bibliothèque de Plancher-les-Mines.
  • Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent : Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d’une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine …
    Dans des décors familiers transformés par la magie des personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu’on rencontre rarement.
    « Peu importait le fond pour Guylain. Seul l’acte de lire revêtait de l’importance à ses yeux. Il débitait les textes avec une même application acharnée. Et à chaque fois, la magie opérait. Les mots en quittant ses lèvres emportaient avec eux un peu de cet écœurement qui l’étouffait à l’approche de l’usine. »
    Jean-Paul Didierlaurent vit dans les Vosges. Le Liseur du 6h27 est le premier roman de ce nouvelliste exceptionnel, lauréat à deux reprises du fameux Prix Hemingway.
  • La faille de Isabelle Sorente : Lucie Scalbert était la plus belle fille du lycée. Avec un je ne sais quoi de dingue dans le regard. Je n’ai pas été surprise qu’elle devienne comédienne, je l’ai perdue de vue alors que le succès semblait l’attendre. Voilà que je la retrouve cinq ans plus tard. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle a abandonné sa carrière, elle prononce le nom de VDA, son mari, avec un mélange d’effroi et de rancœur. Ce vieillissement précoce, cette voix enfantine, ce rire désespéré : je comprends que c’est cela, une relation d’emprise.
    Ce qui fascine une romancière, en l’occurrence, Mina Liéger, mon double fictionnel, c’est ce lien étrangement raisonnable qui unit une femme à un homme qui la rend folle. À mesure que je reconstituais l’histoire de Lucie Scalbert, il devenait évident que ce lien relevait moins de la psychologie que de la possession : une force mettait Lucie à la merci des hommes dont elle tombait amoureuse. Ce rapport destructeur produisait chez ceux qui en étaient témoins un sentiment de déjà-vu, comme si nous en reconnaissions l’empreinte dans nos faux-semblants et nos secrets de famille, et jusque dans les événements qui bouleversaient nos vies. L’emprise de VDA sur Lucie obéissait à des lois trompeuses, cruelles et romanesques qui tissaient la toile dans laquelle nous étions pris.
  • L’été des enfants rois de René Barral : Durant les vacances d’été, Valentin, onze ans et demi, débarque de la capitale pour un séjour chez ses grands-parents le temps de la convalescence de sa mère. Difficile d’intégrer un environnement différent et de nouveaux camarades, divisés en deux clans rivaux : les Comanches et les Apaches. Pour prouver ses capacités à la première tribu, Valentin est mis au défi d’attraper trois poissons à mains nues, lui le jeune Parisien ! Sa tentative échoue et il frôle la noyade, dont il est sauvé par Tchoundo. Entre ces deux « originaux », l’adolescent fraîchement arrivé et le gitan énigmatique, une chaleureuse amitié va alors naître et des confidences de part et d’autre les rendre toujours plus complices… Disponible au prêt à la médiathèque de Plancher-Bas
  • Les douze portes dans la maison du sergent Gordon de George Makana Clark : Voici l’histoire d’un homme qui commence par la fin, et l’histoire d’un pays qui connaît un nouveau départ. Le pays, c’est la Rhodésie, qui devient le Zimbabwe. L’homme est le sergent Gordon, dont la dépouille repose enfin en paix. De profundis s’élève le récit de ses années sur terre. Un chant puissant et ravageur qui conte à rebours le destin d’un damné : les années en enfer dans la prison d’une mine de cuivre, l’armée et la guerre dans un pays ensorcelé, l’adolescence rebelle entre les murs d’une institution religieuse pour délinquants, l’enfance éclatée, l’initiation, la naissance, le secret des origines…Les Douze Portes dans la maison du sergent Gordon est un premier roman qui s’impose d’emblée comme un « classique moderne » par sa virtuosité et sa capacité à convoquer le mythe et l’Histoire en un même souffle. À sa sortie en Angleterre, la critique dans The Guardian commençait par : « L’épopée rhodésienne de George Makana Clark devrait être assortie d’un avertissement en gros caractères : âmes sensibles s’abstenir. Une fois que le lecteur aura fini le premier chapitre – non, la première page ! – il est quasiment impossible qu’il repose le livre. » L’article s’achevait sur ces mots : « Les éditeurs abusent trop souvent de comparaisons illustres dans la promotion de leurs auteurs. L’éditeur de Makana Clark a cette fois-ci invoqué Coetzee et Conrad, et a aussi affirmé que ce roman est une révélation littéraire impossible à oublier. Dans le cas de ce roman, son éditeur avait raison. »
  • La couleur des sentiments de Kathryn Stockett : Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.
    Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui ‘la élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.
    Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.
    Passionnant, drôle, émouvant, La couleur des sentiments a conquis l’Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture. Disponible au prêt à la bibliothèque de Plancher-les-Mines
  • Le voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, illustré par Jacques Tardi : Louis-Ferdinand Céline ne croit pas en l’homme. Il semble être submergé par une rage terrible devant tant de veulerie, de bassesses, de stupidité. Dans sa postface à la première édition du Voyage au bout de la nuit illustré par Tardi, “Céline a dit la vérité du siècle : ce qui est là est là, irréfutable, débile, monstrueux, rarement dansant ou vivable”. Le voici, démasquant les officiers, la bouche en cul-de-poule, organisant le massacre du bout de leurs gants blancs, les gens bien-comme-il-faut organisant la misère, le paumé exploitant plus paumé encore. Sous sa plume, surgit la comédie grotesque d’une société pipée, grande tricheuse et mauvaise copine. De quoi réfléchir pour ne pas en rester là. Texte intégral illustré en noir et blanc par J. Tardi. Disponible au prêt à la médiathèque de Plancher-Bas.
  • Les nouveaux dinosaures de Noé Carlain et Klaas Verplancke (album jeunesse) : Tu sais tout sur le tyrannosaure et le diplodocus ? Mais connais-tu les nouveaux dinosaures, ceux qui vivent autour de nous, comme le bibliothécus, le vélociraptor, l’inspectosaure ou le bébécéros ? Bienvenue au pays des monstres modernes – et gare à toi : le plus terrifiant n’est pas celui qu’on croit…

Comme d’ordinaire, la soirée s’est clôturée par quelques pâtisseries et le pot de l’amitié. La prochaine aura lieu le jeudi 1er octobre à la médiathèque de Champagney.

Nous vous rappelons que la médiathèque de Plancher-Bas tiendra sa traditionnelle Bourse aux livres le dimanche 27 septembre, de 9h à 18h à la Salle Georges Brassens. Outre les livres vendus à tout petit prix, nous recevons huit auteurs locaux parmi lesquels Hervé Thiry-Duval et Isabelle Bruhl-Bastien, qui ne sont pas des inconnus des habitués du café littéraire, qui viendront dédicacer leurs ouvrages. Le programme complet ainsi qu’une présentation de chaque auteur est disponible en cliquant l’onglet « Bourse aux Livres » en haut de page du blog. Parlez-en autour de vous et venez nombreux !

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