Réunion du 7 janvier 2015


Ce premier jeudi de janvier, nous étions 17 participants à nous être retrouvés à la médiathèque de Champagney pour fêter les deux ans du café littéraire et débattre de nos lectures.

Nous avons eu le plaisir de voir un nouveau venu, Daniel Durand, dont le dernier roman a été présenté, comme nous le verrons plus loin. Nous lui consacrerons une soirée spéciale lors de la saison 2016/2017.

Nous avons débattu du changement de jour pour nos réunions, afin de permettre aux personnes qui suivent les soirées de l’université ouverte à Lure de pouvoir y participer. Il a été décidé de les fixer au premier vendredi de chaque mois (si jour férié, c’est reporté au suivant). Pour ce qui est du changement de nom, nous nous donnons encore un peu de temps afin de consulter plus largement.

Les livres suivants ont été évoqués durant cette soirée

  • Sky Hawk de Jirò Taniguchi : Hikosaburô et Manzô, deux samouraïs exilés aux Etats-Unis depuis la restauration de Meij (1868), vivent de leur chasse sur le territoire des Indiens Crow.
    Un jour, Hikosaburô porte secours à une Indienne, Running Deer, poursuivie par des chasseurs de prime. Ils sont sauvés in extremis par un groupe de guerriers Oglagla conduits par Crazy Horse. Le chef indien, fasciné par la technique de combat des deux samouraïs, les invite à rejoindre son campement pour enseigner le ju-jitsu à ses hommes. Une profonde amitié va alors naître entre eux.
    Devenus Sky Hawk et Winds Wolf, les deux samouraïs vont lutter aux côtés des Indiens contre les hommes blancs venus à la conquête de l’Ouest. La bataille pour sauver leur terre sacrée des Black Hills s’annonce terrible, mais ces valeureux guerriers sont bien décidés à lutter jusqu’au bout.
  • Nos étoiles contraires de John Green : Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie. . Élu  » Meilleur roman 2012  » par le Time Magazine ! Prix de L’Échappée Lecture 2014 de la Nièvre Prix du Jury littéraire Giennois 2014 Prix Plaisirs de lire 2014, département de l’Yonne Prix des Embouquineurs 2014 Prix Farniente 2015 (Belgique) Prix Les goûts et les couleurs 2015 CANOPE – Académie de Rennes Prix des Incorruptibles 2015
  • Nos étoiles contrai
  • Le génie des alpages de F’Murrr : Ces albums racontent la vie d’Athanase Percevalve le berger rêveur et de son Génie de chien, écrivain faisant de l’esprit et des calembours, passé maître dans l’art de la petite mécanique de précision. Ceci avec un troupeau autogéré de brebis dont les principales occupations sont le lynchage des étrangers (touristes, citadins, fonctionnaires, bêtes sauvages, Père Noël…), les réflexions philosophiques et l’adulation du bélier Romuald qui se la coule douce. Cette série se base sur un comique du non-sens avec de nombreux clins d’œil littéraires. F’murr revisite par exemple un chapitre du Petit Prince ou reprend le thème de la chasse de Moby Dick. Il est aussi tout à fait ordinaire de voir en arrière plan, Galilée apportant une réflexion, un indien sioux crevant les nuages sur son vélo, toutes sortes d’animaux incongrus (voire disparus), des héros de bandes dessinées ou encore des péniches et des fers à repasser qui planent dans le ciel. Dans l’ensemble, la faune tout entière de l’alpage est légèrement prise de folie et imprime ce décalage constant au-delà du second degré. D’ailleurs les bêtes ont le loisir de se déplacer sur quatre ou deux pattes, prenant ainsi des poses humaines. Les montagnes aussi sont bien souvent animées, dévoilant tantôt un coucou ou un énorme coup de poing, sifflotant ou se préparant une mayonnaise et parvenant même à se mouvoir. Il en va de même pour la végétation. Les albums rassemblent une série d’histoires toujours relatées sur une double page (ce format n’est modifié qu’à de rares exceptions près). Celles-ci n’ont pas forcément de liens entre elles et peuvent ne pas avoir d’enchaînement très clair. Cependant, de nombreuses histoires sont développées plus tard, parfois dans un ou plusieurs autres albums. D’autre part, l’apparition récurrente de plusieurs personnages étrangers au « troupeau », favorise l’élaboration de scénarios parallèles. L’ensemble de l’œuvre se présente sous un caractère loufoque et profondément décalé, où l’auteur se permet d’aborder toute une quantité de sujets (philosophiques, sociaux, politiques) à travers la naïveté, l’hystérie ou l’excentricité de ses bêtes.
  • Qui en veut au marquis de Sade de Frédéric Lenormand : L’été 1789 est une époque bénie pour les assassins. A dix-huit ans, Laure de Sade tente de survivre aux bouleversements qui agitent Paris, mais aussi de démanteler un trafic de pierres précieuses en montgolfière, d’arrêter un tueur démoniaque déguisé en arlequin… Au même moment, son père, le marquis, la contraint à le faire évader de la Bastille. A la manière d’un Sherlock Holmes en jupons qui lutterait contre jack l’Eventreur, Laure de Sade devient, bien malgré elle, une héroïne sous la Révolution.
  • Muchachas de Catherine Pancol : Hortense, compagne de Gary, est styliste vestimentaire à New York. Ils sont logés par Elena. Hortense démissionne. Stella vit dans une ferme dans l’Yonne avec son fils Tom qu’elle a eu avec Adrian, clandestin en fuite. Elle est ferrailleuse chez Julie et roule un vendeur, Turquet, avec ses chiens. Joséphine est écrivain à Paris et mère de Zoé et Hortense. A 16 ans, Zoé fugue avec Gaetan. A 7 ans, la mère de Joséphine l’a abandonnée dans la mer déchainée. Elle ne lui parle plus. Ils retrouvent Zoé à Gretna Green en Écosse où elle voulait épouser Gaetan. Il vient habiter avec elle. Léonie, mère de Stella est battue par son mari Ray qui violait Stella ado. Stella lit le livre de Joséphine à Léonie à l’hôpital où le dr Duré veut la garder. Ray dit à Duré que c’est Turquet qui l’a battue. Léonie avoue à Stella que Lucien, héros du livre, est le père de Stella et Joséphine est sa demi-sœur. Edmond, père de Julie, dit à Stella que Ray lui avait demandé de faire un enfant à Léonie et qu’ils avaient fait semblant, juste avant qu’elle ait Lucien qui est mort 15 jours après, selon le livre. Stella découvre un de ses chiens tué par Turquet. Les trois tomes de la série ont été présentés
  • Revive l’Empereur de Romain Puertolas : Maintenu en parfait état de conservation par les eaux glaciales de la mer du nord, repêché par un chalutier, puis décongelé, Napoléon Bonaparte revient à la vie au moment des attentats djihadistes de Paris, juste à temps pour sauver le monde…
  • Un homme debout face au cancer de Jean-Marie Choffat et Claudie Guimet : Le caractère profond d’un homme se révèle, paraît-il, dans les situations les plus critiques de la vie. Confronté depuis plus de vingt ans à la maladie sous la forme d’un cancer rarissime ne lui laissant guère de répit, Jean-Marie Choffat a choisi dans cet ouvrage de dialoguer sur le thème de son existence. Cette conversation sans subterfuge, nous dévoile la vie d’un homme passionné de montagne, luttant contre la maladie depuis de nombreuses années.
    Le récit anecdotique conduit à une analyse lucide, sorte de réflexion sur la condition humaine, où l’auteur s’est imposé de regarder la vie en face et d’envisager sa destinée avec sérénité, même dans ce qu’elle a de plus cruelle. Ainsi, l’alpinisme et l’escalade ne sont pas des activités sportives comme les autres : elles sont mode de vie et armes dans le combat que, chaque jour, Jean-Marie doit livrer.
    Au-delà de la maladie, cette dure réalité à laquelle chaque homme est confronté un jour ou l’autre dans sa chair ou celle de ses proches, il y a un immense amour de la vie sans lequel il n y aurait jamais eu de commencement. Au terme de son dialogue, Jean-Marie nous invite à accepter, à vivre et nous épanouir, en célébrant la beauté du monde qui nous entoure. Rendons-lui grâce pour cette leçon.
  • Cinq Nuances de Père Noël des Trousseurs Textuels : Les Trousseurs Textuels vous invitent à découvrir le Père Noël de façon inattendue. Qu’il soit dépressif ou érotique, junkie ou manipulateur, il se déclinera en cinq nuances, de la plus claire à la plus noire. Isabelle Bruhl-Bastien, Sandrine Décembre, Ghislain Gilberti, Isabelle Lorédan, Annie Ramos, vous plongent dans leurs univers, tous différents mais ô combien attachants. Attention, le bonhomme en rouge n’est pas forcément celui que vous imaginez !
  • Ti voilier pour grand rêve de Eric Véricel : «Petit, je rêvais de plages, de cocotiers, d’eaux turquoise et de voiliers. Je ne voulais pas attendre une retraite incertaine alors, pendant 10 ans, j’ai préparé mon voyage. Bressan et Jurassien d’adoption je n’y connaissais rien. J’ai enchaîné les stages aux Glénans puis j’ai sauté le pas en achetant mon propre voilier. A la veille de mes 40ans, j’ai largué les amarres un vendredi 13 septembre 2013 pour une année extraordinaire à bord de Miss Scarlett (mon petit voilier de 6,5m). Direction, ma carte postale. Direction, l’inconnu. Direction le large… Confiant, j’ai hissé la grand-voile. Descente de la méditerranée, passage des colonnes d’Hercule, Canaries, transat, Antilles, rencontres : un rêve les yeux ouverts. J’étais vivant.»
  • Homicide par insouciance de Daniel Durand : A Besançon, le lieutenant Grégory Merlot et la major Eric Godiot enquêtent sur le meurtre particulièrement atroce de maître Grossi, un avocat. La victime étant un grand séducteur, leur première hypothèse est celle du mari jaloux. Mais lorsque trois personnes qui n’ont rien en commun sont assassinées suivant le même modus operandi, ils doivent convenir qu’il n’y a qu’un seul et unique tueur.
  • La terre qui penche de Carole Martinez : Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort ! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent. L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend. Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais ? Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.
  • L’éloge de la faiblesse de Alexandre JolienÉloge de la faiblesse retrace un itinéraire intérieur, une sorte de conversion à la philosophie. L’auteur, handicapé de naissance, imagine recevoir la visite de Socrate en personne. Dès lors, s’ensuit un échange où de proche en proche émergent des outils pour apprendre à progresser dans la joie, garder le cap au cœur des tourments et ne pas se laisser déterminer par le regard de l’autre. La philosophie est ici un art de vivre, un moyen d’abandonner les préjugés pour partir à la découverte de soi et bâtir sa singularité. Peu à peu, une conversion s’opère, le faible, la vulnérabilité, l’épreuve peuvent devenir des lieux fertiles de liberté et de joie.
  • Histoire d’un amour, le roman de Pergaud de Dominique Gros : Le 8 avril 1915, mourait Louis Pergaud vraisemblablement sous le feu de l’artillerie française, alors que blessé, il était recueilli par l’ennemi aux abords de Verdun. Il venait d’avoir trente-trois ans. Que sait-on de l’auteur de la très célèbre Guerre des boutons, prix Goncourt 1910 pour de Goupil à Margot, défenseur , bien avant l’heure, de la cause animale, et qui partagea avec son épouse Delphine une passion dévorante et salutaire ? De la vie de bohème de ses débuts à Paris, aux succès littéraires jusqu’à la mobilisation, le couple a vécu un amour sans faille, puissant et profond.
    On est bouleversé par la voix de Delphine qui nous conte ce grand amour qui éveille en chacun de nous la force de sentiments universels.

La soirée s’est clôturée comme à l’habitude, avec quelques gâteaux -et une galette comtoise, épiphanie oblige- ainsi que par le verre de l’amitié.

Attention : le prochain café littéraire aura donc lieu vendredi 5 février à 20 heures, à la bibliothèque de Plancher-les-Mines.

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