Printemps des Poètes 2016 en Rahin et Chérimont

À l’occasion de la 18ème édition du Printemps des Poètes, les médiathèques du réseau intercommunal Rahin & Chérimont vous proposeront diverses animations.

Le lancement aura lieu samedi 12 mars à 14h30, à la médiathèque de Champagney. Il vous sera proposé une projection du film documentaire de Jérôme Prieur René Char, nom de guerre Alexandre – Poète et résistant en 40.

Le vendredi 18 mars à 20h30, à la bibliothèque de Plancher-les-Mines, une soirée consacrée aux lectures poétiques accueillera trois artistes locaux. Ghislain Gilberti et Danièle Drab, auteurs de poésie moderne avec cependant chacun son univers propre, ainsi que Daniel Durand qui pratique plus dans un registre classique, viendront lire leurs œuvres.  Les participants sont invités, si le cœur leur en dit, à lire un poème qu’ils apprécient particulièrement ou qu’ils ont écrit eux-mêmes. Un événement Facebook a été ouvert afin d’enregistrer les participations en ligne, c’est ICI

Enfin, le samedi 9 mars à 14h, la médiathèque de Plancher-Bas animera un atelier d’écriture poétique. Ouvert à tous sans condition d’âge, il permettra à tous les amateurs de bénéficier des conseils de Laure et Isabelle afin de pouvoir repartir avec une oeuvre originale qu’ils pourront conserver. Autre événement Facebook ouvert ICI

Tout au long du mois de mars, les établissements proposeront également un large choix de livres de poésie disponibles au prêt, ainsi que des textes à lire et/ou à emporter cachés un peu partout, des textes affichés (avec contenu multimédia disponible par QRcode depuis un smartphone ou une tablette)…

Le printemps sera, cette année, définitivement placé sous le signe de la poésie ! N’hésitez donc pas à venir faire le plein de jolis mots, de belles phrases et de musicalité littéraire. Toutes ces animations sont bien évidemment gratuites.

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Réunion du 24 avril 2014 à Champagney

En raison des nombreux jeudis fériés du mois de mai, la réunion qui aurait dû se tenir ce mois-là a en fait eu lieu le dernier jeudi d’avril, et c’est la médiathèque de Champagney qui accueillait. Un grand merci à Laure et Isabelle pour cette soirée.

Nous étions dix-huit participants à nous retrouver et avons eu la surprise de compter en plus, parmi nous, la correspondante locale du quotidien L’Est Républicain. Son article n’est pas encore paru (à ma connaissance, si je me trompe que l’on n’hésite pas à me corriger), mais dès que je serai en sa possession, j’en posterai une capture dans la rubrique idoine du blog.

Lors de cette réunion, nous avons évoqué quelques livres dont vous pouvez trouver le détail ci-dessous.

  • Eux sur la photo de Hélène GesternUne petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms, et une photographie retrouvée dans des papiers de famille qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père. 

    Commence alors une longue correspondance, parsemée d’indices, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu’ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie. 
    Avec Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur le secret de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie. Elle suggère que le dévoilement d’éléments inconnus, la résolution d’énigmes posées par le passé ne suffisent pas : ce qui compte, c’est la manière dont nous les comprenons et dont nous acceptons qu’ils modifient, ou pas, ce que nous sommes.
  • L’Enfant du 15 août de Régine Deforges :  Pour définir Régine Deforges, les qualificatifs ne manquent pas. Elle a eu mille vies et mille aventures, elle s’est engagée sur tous les fronts, elle croit aux livres et aux êtres humains. Ses mémoires sont attendues car on est loin de tout savoir d’elle. Elles sont le témoignage d’un fougueux parcours personnel qui se confond avec la vie intellectuelle et politique de ces cinquante dernières années. Après une enfance dans le Poitou, Régine traverse une adolescence tumultueuse, se marie à dix-huit ans et s’installe à Paris. Elle prend des cours de théâtre au cours Simon, fait un peu de mannequinat mais trouve sa vocation en devenant libraire au drugstore des Champs-Élysées. Elle est représentante pour les Éditions Jean-Jacques Pauvert puis crée sa librairie, se spécialise dans les ouvrages érotiques avant de monter sa maison d’édition en publiant des ouvrages qui déchaînent la censure et lui valent de nombreux procès. Régine Deforges passe de l’autre côté du miroir : elle écrit et connaît d’immenses succès avec notamment la série des romans qui commence par La Bicyclette bleue. Divorcée, elle se remarie avec Pierre Wiazemsky, dit  » Wiaz « , le célèbre dessinateur du Nouvel Observateur. Son ardeur dans la vie n’a d’égale que sa curiosité passionnée pour le monde qui l’entoure. Quelqu’un a dit :  » Ce qu’il y a d’important, ce sont les rencontres.  » Pas n’importe qui dans la vie de Régine. Des écrivains : Mandiargues, Vailland, Abellio, Hervé Guibert, Pascal Jardin, Pierre Emmanuel, Romain Gary. Des personnages : l’abbé Pierre, Jacques Lacan, Gaston Deferre, Louis Malle, René Andrieu. Les meilleures amies : Sonia Rykiel, Madeleine Chapsal, Geneviève Dormann et la plus admirée : Dominique Aury, l’auteur longtemps mystérieuse d’Histoire d’O. Un grand homme, François Mitterrand, qui l’emmène diner et lui parle littérature. Tous se pressent autour d’elle avant qu’elle ne reparte courir le monde : le Vietnam, l’Argentine, l’Algérie, Cuba, la bien-aimée. Retour à Malagar, la maison de Francois Mauriac, le grand-père de son mari, détours par Pigalle, les bars mal famés et les rues sombres. Mystérieuse Régine qui veut tout connaître et qui se cache en se dévoilant. Elle raconte aussi sa jeunesse à hue et à dia au fond d’une petite ville et d’une famille traditionnelle qu’elle a voulu fuir à tout prix et sur qui elle se retourne maintenant dans le respect et la tendresse.  » Fille de Colette « , a écrit Le Monde,  » papesse de l’érotisme « , Régine Deforges ne s’épargne pas dans ces magnifiques mémoires ; elle écrit comme elle vit, avec un style, du courage, un grand charme.
  • Sur les toits de New-York de Alex MacLean et Robert CampbellCe livre sur les toits de New York est un livre d’images amusant et accessible au grand public pour faire connaître la vie de cet immense espace de plein airsous-utilisé. Il montre l’étendue du vaste potentiel de ce territoire de toits et de terrasses et les moyens utilisés pour rendre la ville plus vivable au travers des exemples existants à Manhattan et dans les quatre arrondissements périphériques. La prise de vue aérienne offre une nouvelle perspective pour apprécier cette seconde vie au-dessus de la ville, en montrant des modes de vie et d’installation insoupçonnables depuis le sol, ce qui est probablement la raison majeure pour laquelle ces espaces, cachés du regard piétonnier, restent sous-exploités. Pourtant, la richesse des exemples montrés, privés et publics, depuis les espaces extérieurs habitables jusqu’aux systèmes de production d’énergie, en passant par les premières formes d’agriculture urbaine, prouvent que la vie sur les toits recèle des possibilités innombrables à penser autrement la vie en ville. Les toits ne sont pas seulement des lieux de privilège, mais peuvent être aussi aménagés pour accroître la sensibilité des résidents – de New York, mais aussi de tous ceux vivant dans des grandes métropoles – à de nouveaux modes de vie plus coopératifs et durables. Il est rare qu’un livre soit autant auto-explicatif tant il est évident, au travers des images qu’il montre, qu’il s’agit d’un territoire encore inexploré, dont les qualités, face au défi du changement climatique et à la nécessité de rendre l’espace urbain plus efficace et plus vivable, sont innombrables. Les thématiques[1] Les terrasses à usages multiples [2] Les espaces de repos – jardins, espaces minéraux, terrasses et jardins publics [3] Les espaces coopératifs – terrains de jeu publics et privés, bars, restaurants, piscines [4] Les tours et les espaces d’observation de la ville [5] Les systèmes énergétiques – structures mécaniques, solaire, lumière naturelle, toits blancs/toits noirs [6] La ville verte – les toits verts énergétiques, la coulée verte de la High-Line, l’agriculture urbaine [8] Les bizarreries
  • Que la guerre vienne de Patricia GavoilleVic cherche de vieilles photos au grenier, tombe sur d’anciennes lettres de sa grand-mère Victorine destinées à son amie Amédine. Jamais envoyées. En compagnie d Amédine, Vic découvre la vie, le calvaire de Victorine : elle attendait la guerre, une autre guerre, celle qui devait la libérer. Et Lucien, son époux est mobilisé en août 1914. Il est soldat dans l’âme, guerrier implacable… il revient honoré. Vic et Amédine comprennent alors bouleversées de quel côté traîne l’horreur et de quel côté bouge le diable déplaçant l’enfer. Avec Patricia Gavoille, l’auteur de cet ouvrage, c est le talent qui uvre partout… Les émotions se nichent dans les moindres recoins. Le temps d’une virgule, un sourire essuie une larme, parce c est beau le bien écrit. Et bien menée l’histoire et bien posée la question : comment une jeune femme peut-elle prier en 1914 pour « que la guerre vienne ! » On apprend le pourquoi de cette prière grâce à sa petite-fille et Mamie Amédine. Patricia Gavoille, l’auteur de L arbre dehors précédent chef-d uvre, incorrigible rebelle, ne peut s’empêcher de nous bousculer, mélanger les damnés et les victimes, raconter les oiseaux, les fleurs, la mort, les tranchées. Incorrigible romantique, nous faire pleurer, vibrer, batailler et… mais cela le désire-t-elle vraiment : pardonner ? On l’ignore mais c est toujours l’inévitable issue que ses personnages veulent éclairer… incorrigible humaniste !

    Originaire de l’est de la France, Patricia Gavoille cultive depuis l’enfance une parenté étroite avec les mots et avoue écrire depuis toujours. Passion récompensée par le prix des poètes de l’est à 19 ans, le prix Matenet l’année suivante pour des recueils de poésie. Après une formation littéraire, suivie d’un travail d enseignante puis de psychologue, elle se consacre maintenant à temps plein à l’écriture. Entourée de ses chats, Patricia Gavoille travaille plusieurs heures par jour. Elle mène de front plusieurs activités artistiques : outre son travail d’écriture au quotidien, elle est auteur-compositeur-interprête au sein du groupe « je chante pour vous » qu’elle a fondé avec ses musiciens.
  • Les héros de notre enfance de François RivièreAvant même de savoir lire, chaque enfant connaît le nom et les aventures de plusieurs héros. La plupart ont traversé les générations, comme Babar, Peter Pan, Tintin, Mickey, Astérix, l’Alice de Lewis Caroll ou la Sophie de la Comtesse de Ségur. D’autres ont bercé l’enfance ou la jeunesse de nos grands-parents ou de nos parents comme Bibi Fricotin, Caroline, Lucky Luke, Zig et Puce, la Famille Fenouillard… 
    Ils nous ont fait découvrir le plaisir de lire, de s’identifier à un personnage, de rire des mésaventures d’un ourson, de frissonner de peur sur les traces d’une détective-lycéenne ou d’une bande d’adolescents intrépides… Tous ont imprimé dans nos imaginations des souvenirs indélébiles. 
    Ce livre magnifiquement illustré propose de retrouver une trentaine de ces héros. Pour chacun d’eux, l’auteur a écrit un texte très vivant car chaque personnage possède son histoire : l’un a été créé à l’image d’un enfant bien réel celui-là, l’autre a été inspiré par une aventure survenue à l’auteur, etc. Nous n’avons retenu que des « héros de papier », éliminant notamment tous les héros des feuilletons télévisés.
  • Bleue comme une orange (poèmes) de Paul Éluard et Hélène Favier :  Pour illustrer ces célèbres poèmes d’amour, Hélène Favier s’est laissée porter par les mots. Les voir ainsi mis en images dans un style très dépouillé rend à la poésie d’Éluard toute sa lumineuse simplicité.

La soirée s’est clôturée comme à l’habitude, par un pot de l’amitié accompagné de quelques pâtisseries. La prochaine réunion se tiendra normalement le jeudi 5 juin 2014 à 20 h à la médiathèque de Plancher-Bas. Nous y recevrons un auteur local dont nous avons évoqué le roman « Le lecteur d’âmes » lors d’une précédente soirée, Alain Manuelle. Si vous souhaitez lire ce livre au préalable, vous pouvez me contacter via le formulaire du blog, je le tiens à disposition de qui désirera le découvrir.