Réunion du 7 janvier 2015

Ce premier jeudi de janvier, nous étions 17 participants à nous être retrouvés à la médiathèque de Champagney pour fêter les deux ans du café littéraire et débattre de nos lectures.

Nous avons eu le plaisir de voir un nouveau venu, Daniel Durand, dont le dernier roman a été présenté, comme nous le verrons plus loin. Nous lui consacrerons une soirée spéciale lors de la saison 2016/2017.

Nous avons débattu du changement de jour pour nos réunions, afin de permettre aux personnes qui suivent les soirées de l’université ouverte à Lure de pouvoir y participer. Il a été décidé de les fixer au premier vendredi de chaque mois (si jour férié, c’est reporté au suivant). Pour ce qui est du changement de nom, nous nous donnons encore un peu de temps afin de consulter plus largement.

Les livres suivants ont été évoqués durant cette soirée

  • Sky Hawk de Jirò Taniguchi : Hikosaburô et Manzô, deux samouraïs exilés aux Etats-Unis depuis la restauration de Meij (1868), vivent de leur chasse sur le territoire des Indiens Crow.
    Un jour, Hikosaburô porte secours à une Indienne, Running Deer, poursuivie par des chasseurs de prime. Ils sont sauvés in extremis par un groupe de guerriers Oglagla conduits par Crazy Horse. Le chef indien, fasciné par la technique de combat des deux samouraïs, les invite à rejoindre son campement pour enseigner le ju-jitsu à ses hommes. Une profonde amitié va alors naître entre eux.
    Devenus Sky Hawk et Winds Wolf, les deux samouraïs vont lutter aux côtés des Indiens contre les hommes blancs venus à la conquête de l’Ouest. La bataille pour sauver leur terre sacrée des Black Hills s’annonce terrible, mais ces valeureux guerriers sont bien décidés à lutter jusqu’au bout.
  • Nos étoiles contraires de John Green : Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie. . Élu  » Meilleur roman 2012  » par le Time Magazine ! Prix de L’Échappée Lecture 2014 de la Nièvre Prix du Jury littéraire Giennois 2014 Prix Plaisirs de lire 2014, département de l’Yonne Prix des Embouquineurs 2014 Prix Farniente 2015 (Belgique) Prix Les goûts et les couleurs 2015 CANOPE – Académie de Rennes Prix des Incorruptibles 2015
  • Nos étoiles contrai
  • Le génie des alpages de F’Murrr : Ces albums racontent la vie d’Athanase Percevalve le berger rêveur et de son Génie de chien, écrivain faisant de l’esprit et des calembours, passé maître dans l’art de la petite mécanique de précision. Ceci avec un troupeau autogéré de brebis dont les principales occupations sont le lynchage des étrangers (touristes, citadins, fonctionnaires, bêtes sauvages, Père Noël…), les réflexions philosophiques et l’adulation du bélier Romuald qui se la coule douce. Cette série se base sur un comique du non-sens avec de nombreux clins d’œil littéraires. F’murr revisite par exemple un chapitre du Petit Prince ou reprend le thème de la chasse de Moby Dick. Il est aussi tout à fait ordinaire de voir en arrière plan, Galilée apportant une réflexion, un indien sioux crevant les nuages sur son vélo, toutes sortes d’animaux incongrus (voire disparus), des héros de bandes dessinées ou encore des péniches et des fers à repasser qui planent dans le ciel. Dans l’ensemble, la faune tout entière de l’alpage est légèrement prise de folie et imprime ce décalage constant au-delà du second degré. D’ailleurs les bêtes ont le loisir de se déplacer sur quatre ou deux pattes, prenant ainsi des poses humaines. Les montagnes aussi sont bien souvent animées, dévoilant tantôt un coucou ou un énorme coup de poing, sifflotant ou se préparant une mayonnaise et parvenant même à se mouvoir. Il en va de même pour la végétation. Les albums rassemblent une série d’histoires toujours relatées sur une double page (ce format n’est modifié qu’à de rares exceptions près). Celles-ci n’ont pas forcément de liens entre elles et peuvent ne pas avoir d’enchaînement très clair. Cependant, de nombreuses histoires sont développées plus tard, parfois dans un ou plusieurs autres albums. D’autre part, l’apparition récurrente de plusieurs personnages étrangers au « troupeau », favorise l’élaboration de scénarios parallèles. L’ensemble de l’œuvre se présente sous un caractère loufoque et profondément décalé, où l’auteur se permet d’aborder toute une quantité de sujets (philosophiques, sociaux, politiques) à travers la naïveté, l’hystérie ou l’excentricité de ses bêtes.
  • Qui en veut au marquis de Sade de Frédéric Lenormand : L’été 1789 est une époque bénie pour les assassins. A dix-huit ans, Laure de Sade tente de survivre aux bouleversements qui agitent Paris, mais aussi de démanteler un trafic de pierres précieuses en montgolfière, d’arrêter un tueur démoniaque déguisé en arlequin… Au même moment, son père, le marquis, la contraint à le faire évader de la Bastille. A la manière d’un Sherlock Holmes en jupons qui lutterait contre jack l’Eventreur, Laure de Sade devient, bien malgré elle, une héroïne sous la Révolution.
  • Muchachas de Catherine Pancol : Hortense, compagne de Gary, est styliste vestimentaire à New York. Ils sont logés par Elena. Hortense démissionne. Stella vit dans une ferme dans l’Yonne avec son fils Tom qu’elle a eu avec Adrian, clandestin en fuite. Elle est ferrailleuse chez Julie et roule un vendeur, Turquet, avec ses chiens. Joséphine est écrivain à Paris et mère de Zoé et Hortense. A 16 ans, Zoé fugue avec Gaetan. A 7 ans, la mère de Joséphine l’a abandonnée dans la mer déchainée. Elle ne lui parle plus. Ils retrouvent Zoé à Gretna Green en Écosse où elle voulait épouser Gaetan. Il vient habiter avec elle. Léonie, mère de Stella est battue par son mari Ray qui violait Stella ado. Stella lit le livre de Joséphine à Léonie à l’hôpital où le dr Duré veut la garder. Ray dit à Duré que c’est Turquet qui l’a battue. Léonie avoue à Stella que Lucien, héros du livre, est le père de Stella et Joséphine est sa demi-sœur. Edmond, père de Julie, dit à Stella que Ray lui avait demandé de faire un enfant à Léonie et qu’ils avaient fait semblant, juste avant qu’elle ait Lucien qui est mort 15 jours après, selon le livre. Stella découvre un de ses chiens tué par Turquet. Les trois tomes de la série ont été présentés
  • Revive l’Empereur de Romain Puertolas : Maintenu en parfait état de conservation par les eaux glaciales de la mer du nord, repêché par un chalutier, puis décongelé, Napoléon Bonaparte revient à la vie au moment des attentats djihadistes de Paris, juste à temps pour sauver le monde…
  • Un homme debout face au cancer de Jean-Marie Choffat et Claudie Guimet : Le caractère profond d’un homme se révèle, paraît-il, dans les situations les plus critiques de la vie. Confronté depuis plus de vingt ans à la maladie sous la forme d’un cancer rarissime ne lui laissant guère de répit, Jean-Marie Choffat a choisi dans cet ouvrage de dialoguer sur le thème de son existence. Cette conversation sans subterfuge, nous dévoile la vie d’un homme passionné de montagne, luttant contre la maladie depuis de nombreuses années.
    Le récit anecdotique conduit à une analyse lucide, sorte de réflexion sur la condition humaine, où l’auteur s’est imposé de regarder la vie en face et d’envisager sa destinée avec sérénité, même dans ce qu’elle a de plus cruelle. Ainsi, l’alpinisme et l’escalade ne sont pas des activités sportives comme les autres : elles sont mode de vie et armes dans le combat que, chaque jour, Jean-Marie doit livrer.
    Au-delà de la maladie, cette dure réalité à laquelle chaque homme est confronté un jour ou l’autre dans sa chair ou celle de ses proches, il y a un immense amour de la vie sans lequel il n y aurait jamais eu de commencement. Au terme de son dialogue, Jean-Marie nous invite à accepter, à vivre et nous épanouir, en célébrant la beauté du monde qui nous entoure. Rendons-lui grâce pour cette leçon.
  • Cinq Nuances de Père Noël des Trousseurs Textuels : Les Trousseurs Textuels vous invitent à découvrir le Père Noël de façon inattendue. Qu’il soit dépressif ou érotique, junkie ou manipulateur, il se déclinera en cinq nuances, de la plus claire à la plus noire. Isabelle Bruhl-Bastien, Sandrine Décembre, Ghislain Gilberti, Isabelle Lorédan, Annie Ramos, vous plongent dans leurs univers, tous différents mais ô combien attachants. Attention, le bonhomme en rouge n’est pas forcément celui que vous imaginez !
  • Ti voilier pour grand rêve de Eric Véricel : «Petit, je rêvais de plages, de cocotiers, d’eaux turquoise et de voiliers. Je ne voulais pas attendre une retraite incertaine alors, pendant 10 ans, j’ai préparé mon voyage. Bressan et Jurassien d’adoption je n’y connaissais rien. J’ai enchaîné les stages aux Glénans puis j’ai sauté le pas en achetant mon propre voilier. A la veille de mes 40ans, j’ai largué les amarres un vendredi 13 septembre 2013 pour une année extraordinaire à bord de Miss Scarlett (mon petit voilier de 6,5m). Direction, ma carte postale. Direction, l’inconnu. Direction le large… Confiant, j’ai hissé la grand-voile. Descente de la méditerranée, passage des colonnes d’Hercule, Canaries, transat, Antilles, rencontres : un rêve les yeux ouverts. J’étais vivant.»
  • Homicide par insouciance de Daniel Durand : A Besançon, le lieutenant Grégory Merlot et la major Eric Godiot enquêtent sur le meurtre particulièrement atroce de maître Grossi, un avocat. La victime étant un grand séducteur, leur première hypothèse est celle du mari jaloux. Mais lorsque trois personnes qui n’ont rien en commun sont assassinées suivant le même modus operandi, ils doivent convenir qu’il n’y a qu’un seul et unique tueur.
  • La terre qui penche de Carole Martinez : Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort ! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent. L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend. Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais ? Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.
  • L’éloge de la faiblesse de Alexandre JolienÉloge de la faiblesse retrace un itinéraire intérieur, une sorte de conversion à la philosophie. L’auteur, handicapé de naissance, imagine recevoir la visite de Socrate en personne. Dès lors, s’ensuit un échange où de proche en proche émergent des outils pour apprendre à progresser dans la joie, garder le cap au cœur des tourments et ne pas se laisser déterminer par le regard de l’autre. La philosophie est ici un art de vivre, un moyen d’abandonner les préjugés pour partir à la découverte de soi et bâtir sa singularité. Peu à peu, une conversion s’opère, le faible, la vulnérabilité, l’épreuve peuvent devenir des lieux fertiles de liberté et de joie.
  • Histoire d’un amour, le roman de Pergaud de Dominique Gros : Le 8 avril 1915, mourait Louis Pergaud vraisemblablement sous le feu de l’artillerie française, alors que blessé, il était recueilli par l’ennemi aux abords de Verdun. Il venait d’avoir trente-trois ans. Que sait-on de l’auteur de la très célèbre Guerre des boutons, prix Goncourt 1910 pour de Goupil à Margot, défenseur , bien avant l’heure, de la cause animale, et qui partagea avec son épouse Delphine une passion dévorante et salutaire ? De la vie de bohème de ses débuts à Paris, aux succès littéraires jusqu’à la mobilisation, le couple a vécu un amour sans faille, puissant et profond.
    On est bouleversé par la voix de Delphine qui nous conte ce grand amour qui éveille en chacun de nous la force de sentiments universels.

La soirée s’est clôturée comme à l’habitude, avec quelques gâteaux -et une galette comtoise, épiphanie oblige- ainsi que par le verre de l’amitié.

Attention : le prochain café littéraire aura donc lieu vendredi 5 février à 20 heures, à la bibliothèque de Plancher-les-Mines.

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Compte-rendu réunion du 5 novembre à Plancher-les-Mines

Un peu mieux qu’en octobre, nous avons été dix participants à nous retrouver à la bibliothèque de Plancher-les-Mines, encore parée de ses décorations d’Halloween. Dans une ambiance conviviale, nous avons évoqué les livres suivants

  • Madame Edouard de Nadine Monfils : On a trouvé des cadavres de jeunes femmes ensevelis derrière des tombes de peintres célèbres… A chacune d’elles, il manque l’avant-bras droit ! De fil en aiguille, le commissaire Léon, dont la passion secrète est le tricot, dénoue les intrigues de cette sombre histoire. Au cœur de l’affaire, Madame Edouard, le travelo ménagère de Montmartre. Et aussi Babelutte, le chien du commissaire, sorte de Rantanplan du polar ; Ginette, la mère belge de Léon (folle de concours et qui vit avec son fils dans un intérieur kitch à souhait !) ; Nina Tchitchi, la secrétaire du commissaire qui pendule ses boucles d’oreilles pour retrouver l’assassin ; un curé qui pique des punaises dans les magasins pour garnir la robe de la vierge ; le pin’s, un nain camelot qui vend des merdouilles ; Jeannot, le patron du bistrot (QG du commissaire) ; Rose, la poivrote au coin du comptoir et Gégé, le cuisinier qui  » empoisonne  » la clientèle avec ses plats… ainsi que bien d’autres personnages croustillants, baroques et déjantés qui évoluent dans un drôle d’univers très  » belge « , teinté d’humour noir.
  • Le livre des Baltimore de Joël Dicker : Jusqu au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
    Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l auteur de La Vérité sur l Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
    Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
    Huit ans après le Drame, c est l histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu en février 2012, il quitte l hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s atteler à son prochain roman.
    Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu il éprouva jadis pour cette famille de l Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?
  • Histoire de l’amour et de la haine de Charle Dantzig : Voici sept personnages avec qui nous vivons, des premières manifestations contre le « mariage pour tous » jusqu’aux dernières. Il y a Ferdinand, garçon de vingt ans blessé par la vulgarité de son père, le député Furnesse, vedette homophobe des médias et fier de l’être ; Pierre, le grand écrivain n’écrivant plus ; Ginevra, qu’il tente d’aimer ; Armand et Aron, qui vivent en couple ; Anne, si belle et victime de sa beauté ; bien d’autres encore. Tous apportent leur voix à ce concert de l’esprit où le comique le dispute à la rage.
    Que s’est-il passé durant cette période ? Quel esprit est entré dans Paris, si contraire à Paris ? Comment ce qu’on appelle un événement transforme-t-il la vie des hommes ?
    Le grand roman de l’amour au temps de la haine.
  • Le scaphandre et le papillon de Jean-Dominique Bauby : Le 8 décembre 1995, brutalement, un accident vasculaire a plongé Jean-Dominique Bauby dans un coma profond. Quand il en est sorti, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce qu’on appelle le  » locked-in syndrom  » – littéralement : enfermé à l’intérieur de lui-même-, il ne pouvait plus bouger, manger, parler ou même respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un œil bouge. Cet œil – le gauche-, c’est son lien avec le monde, les autres, avec la vie. Avec son œil, il cligne une fois pour dire  » oui « , deux fois pour dire  » non « . Avec son œil, il arrête l’attention de son visiteur sur les lettres de l’alphabet qu’on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières… Avec son œil, il a écrit ce livre : chaque matin pendant des semaines, il en a mémorisé les pages avant de les dicter, puis de les corriger.Sous la bulle de verre de son scaphandre où volent des papillons, Jean-Dominique Bauby nous envoie ces cartes postales d’un monde que nous ne pouvons qu’imaginer. Un monde où il ne reste rien qu’un esprit à l’œuvre. Esprit sarcastique et désenchanté qui nous sert le cœur par son intensité.Un livre hors norme dont l’existence tient du miracle.
  • Soudain seuls d’Isabelle Autissier : Un couple de trentenaires partis faire le tour du
    monde.
    Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn.
    Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar.
    Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls.
    Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats.
    Comment lutter contre la faim et l’épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ?
    Un roman où l’on voyage dans des conditions extrêmes, où l’on frissonne pour ces deux Robinson modernes. Une histoire bouleversante.
  • Encyclopédie des grands écrivains pour les petits lecteurs de Manuela Morgaine : Qui sait que Victor Hugo dessinait des forteresses avec du marc de café, que Jack London fut réellement un chercheur d’or, ou encore que Balzac posséda une plantation d’ananas ? L’Encyclopédie des grands écrivains pour les petits lecteurs est l’œuvre de Buvard et Ricochet, deux frères jumeaux qui s’introduisent la nuit dans la bibliothèque des grands. Nouveaux explorateurs qui parcourent la littérature comme une terre d’aventure, les deux enfants se glissent à l’intérieur des livres et découvrent, le temps d’un alphabet, les vies et les univers fantastiques de vingt-six grands écrivains.
  • État critique de Robin Cook : New York. Épidémie de SARM – staphylocoque aureus résistant à la méthicilline – dans trois cliniques spécialisées appartenant au Dr Angela Dawson. Soutenue par des investisseurs privés, ce médecin atypique et novateur a créé sa propre startup, « Angels Healthcare », bientôt cotée en Bourse. Une ascension fulgurante menacée par la redoutable bactérie. Intrigués par la fl ambée de décès postopératoires dans les cliniques « Angels Healthcare », Jack Stapleton et Laurie Montgomery, le couple de médecins légistes et enquêteurs d’Erreur fatale, vont ouvrir sans le savoir la boîte de Pandore d’un complot fi nancier qui menace leur carrière, mais aussi leur vie… Médecine, business, argent sale… un thriller médical effrayant et passionnant de bout en bout, par le maître du genre.
  • Ceux qui tombent de Michael Connelly : Retraite ou pas retraite ? L’inspecteur Harry Bosch s’interroge encore quand on le charge de deux dossiers… Le premier – le viol suivi du meurtre d’une jeune fille – remonte à 1989 et les tests ADN viennent de désigner le coupable : Clayton Pell… 8 ans au moment des faits ! Peu crédible, donc. Dans le même temps, Bosch est appelé sur une scène de crime au Château Marmont, le célèbre hôtel de Los Angeles, où un homme est tombé du septième étage. Suicide, crime ou accident ? Le père de la victime, un conseiller municipal très puissant à L.A., veut en avoir le coeur net et exige assez curieusement que l’enquête soit confiée à Bosch, son vieil ennemi de toujours. Politiciens corrompus, prédateurs sexuels… Harry Bosch a fort à faire, et surtout pas le temps de s’apitoyer sur lui-même. Un double sac de noeuds que Connelly dénoue avec un indéfectible talent, tout en finissant, c’est sa touche, par un revers rageur. Julie Malaure, Le Point.
  • Encore une danse de Katherine Pancol : Ils forment une bande d’amis : Clara, Joséphine, Lucille, Agnès, Philippe et Rapha. Ils ont grandi ensemble à Montrouge, banlieue parisienne. Ils ont habité le même immeuble, sont allés dans les mêmes écoles et ne se sont jamais quittés.Lorsqu’ils sont devenus adultes, leurs vies ont pris des tournants différents mais leur amitié a résisté au temps, à la réussite des uns, aux échecs des autres. Leurs espoirs, leurs illusions se sont réalisés ou envolés. Ils se retrouvent comme avant, pratiquent toujours leurs rites d’amitié même si leur musique, parfois, émet des fausses notes qu’ils s’empressent d’oublier de peur de troubler cette belle harmonie qui leur est nécessaire pour affronter la vie, la peur de vivre.Mais une nouvelle épreuve, plus sournoise, plus terrible, s’annonce. Face à elle, ils ne peuvent pas tricher. Les masques vont tomber. Le groupe menace de voler en éclats, de révéler des trahisons, grandes ou petites, et mille ressentiments longtemps cachés. Arriveront-ils à franchir cette étape inattendue qui les met chacun face à eux-mêmes, qui les oblige à faire le point sur ce qu’ils sont devenus sans complaisance ni lâcheté ? C’est le sujet de ce roman où les enfants ont grandi, ont vieilli et doivent abandonner le trouble paradis de l’enfance, des apparences, pour affronter la vie, et conjurer la peur qui nous saisit tous quand il s’agit de devenir grands…
  • La parenthèse incandescente de Robin Rinaldi : Robin a 42 ans et mène une vie confortable. Mais, pour que son bonheur soit total, il lui manque juste… un enfant. Et Scott, son mari, refuse d’en avoir. Robin n’a alors qu’une crainte : regretter. Elle prend donc une décision importante. Pendant un an, elle et son mari auront une relation libre. Elle accepte de renoncer à la maternité, seulement, en contrepartie, elle pourra sortir de cette monogamie qui l’étouffe pour découvrir une nouvelle forme de vie amoureuse et sexuelle. Une analyse juste de la vie d’une femme en pleine crise de la quarantaine, qui se retrouve face à ses propres choix et essaie de satisfaire des désirs souvent contradictoires. Robin Rinaldi nous livre un récit d’une honnêteté rare, sans complexe.  » Une enquête qui nous plonge au cœur du désir féminin le plus débridé.  » Elle  » Dans un monde saturé par le porno et qui voit trop souvent le prisme masculin dominer la sexualité, le récit décomplexé de sa quête du nirvana sexuel est terriblement rafraîchissant.  » The Sunday Times. Chronique de lecture à  lire ICI
  • Cyrano de Taï-Marc Le Thanh et Rebecca Dautremer : Cyrano avait un gros nez. Cyrano était amoureux de sa cousine Roxanne. Mais il n’osait le lui dire (à cause de son gros nez). Heureusement, Cyrano était poète. Voici les aventures tumultueuses de Cyrano racontées très librement (et même d’une façon un peu cavalière), d’après Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand.

La soirée s’est clôturée par le verre de l’amitié et quelques pâtisseries. La prochaine réunion du café littéraire aura lieu le 3 décembre 2013, et ce sera notre première rencontre d’auteur de la saison puisque nous recevrons Isabelle Bruhl-Bastien. Elle viendra nous présenter son second roman, paru aux éditions du Citron bleu en octobre, Résurgence.

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Compte-rendu du 1er octobre 2015 à Champagney

Une toute petite mobilisation pour ce second café littéraire de la saison, puisque nous n’étions que 7 participants. Néanmoins, nous avons évoqué des livres intéressants.

  • Nous étions tous des géants de Yehuda Koren et Eilat Negev : Artiste et homme de foi juif, le nain Shimshon Eizik Ovitz vécut dans un village de Transyvanie où il eut dix enfants entre 1886 et 1921, dont sept de petite taille. Ces derniers fondèrent la Troupe lilliputienne et se produisirent à travers l’Europe centrale comme musiciens, chanteurs et comédiens. Au printemps 1944, tous furent déportés à Auschwitz-Birkenau avec plusieurs membres de leur famille. Dès leur arrivée au camp, ils furent sélectionnés pour servir d’objets d’étude au docteur Josef Mengele. Après leur libération en janvier 1945, frères et soeurs vécurent bien des aventures. Avant sa mort en septembre 2001, Perla, cadette et dernière survivante de la fratrie, a raconté l’histoire de la Troupe lilliputienne à deux journalistes israéliens, Eilat Negev et Yehuda Koren, qui collaborent au quotidien Yedioth Ahronoth et à plusieurs journaux britanniques.

 

  • Héloïse ouille de Jean Teulé : À la fin de sa vie, Abélard écrivait à Héloïse :  » Tu sais à quelles abjections ma luxure d’alors a conduit nos corps au point qu’aucun respect de la décence ou de Dieu ne me retirait de ce bourbier et que quand, même si ce n’était pas très souvent, tu hésitais, tu tentais de me dissuader, je profitais de ta faiblesse et te contraignais à consentir par des coups. Car je t’étais lié par une appétence si ardente que je faisais passer bien avant Dieu les misérables voluptés si obscènes que j’aurais honte aujourd’hui de nommer.  » Depuis quand ne peut-on pas nommer les choses ? Jean Teulé s’y emploie avec gourmandise.

 

  • Le dernier lapon de Olivier Truc : Kautokeino, Laponie centrale, 10 janvier. Nuit polaire, froid glacial. Demain le soleil, disparu depuis 40 jours, va renaître. Demain entre 11h14 et 11h41, Klemet va redevenir un homme, avec une ombre. Demain le centre culturel va exposer un tambour de chaman légué par un compagnon de Paul-Émile Victor.
    Mais dans la nuit, le tambour est volé. Les soupçons iront des fondamentalistes protestants aux indépendantistes sami. La mort d’un éleveur de rennes n’arrange rien à l’affaire. La Laponie, si tranquille en apparence, va se révéler terre de conflits, de colères et de mystères. Klemet, le Lapon, et sa jeune coéquipière Nina, enquêteurs de la police des rennes, se lancent dans une enquête déroutante. Mais à Kautokeino, on n’aime guère les vagues. Ils sont renvoyés à leurs patrouilles en motoneige à travers la toundra, et à la pacification des éternelles querelles entre éleveurs de rennes.
    Les mystères du 72e tambour vont les rattraper. Pourquoi en 1939 l’un des guides sami a-t-il confié à l’expédition française ce tambour, de quel message était-il porteur ? Que racontent les joïks traditionnels que chante le vieil oncle de Klemet ? Que vient faire en ville ce Français qui aime trop les très jeunes filles et qui a l’air de si bien connaître la géologie de la région ? À qui s’adressent les prières de la pieuse Berit ? Que cache la beauté sauvage d’AsIak, qui vit en marge du monde moderne avec sa femme à moitié folle ?
    Dans un paysage incroyable, des personnages attachants et forts nous plongent aux limites de l’hypermodernité et de la tradition d’un peuple luttant pour sa survie culturelle. Un thriller magnifique et prenant, écrit par un auteur au style direct et vigoureux, qui connaît bien la région dont il parle.
    Olivier Truc sera à la médiathèque de Ronchamp dans le cadre des Petites Fugues le 17 novembre à 18h30

 

  • L’été contraire de Yves Bichet : Une infirmière, un agent d’entretien, deux retraités, une simplette… Cinq petits héros du quotidien qui refusent de céder à la morosité alors que l’été arrive, qu’il fait de plus en plus chaud, que la canicule menace. Le pays se délite mais eux se découvrent, s’aiment et se confrontent à la manière batailleuse des timides. Loin de s’apitoyer sur leur sort, ils nous guident vers des chemins de traverse où le burlesque côtoie le drame et, peut-être, une nouvelle forme d’utopie.
    Yves Bichet a été salarié agricole puis artisan du bâtiment pendant plus d’une vingtaine d’années. Il se consacre désormais entièrement à l’écriture. Il est l’auteur de nombreux recueils de poésie et de romans, notamment La Part animale, Resplandy et L’homme qui marche. L’été contraire est son dixième roman.

 

  • Presque la mer de Jérôme Attal : Deux héros principaux : un jeune médecin tout frais diplômé et une jeune fille d’un petit village qui rêve d’être chanteuse. Les habitants de Patelin font croire au jeune médecin qu’il y a la mer au village, pour qu’il vienne s’installer. La jeune fille rentre de la Capitale, après avoir échoué à un casting d’un télé-crochet. Une histoire d’amour va naître entre ces deux-là, dans un village burlesque où tous les habitants jouent l’imposture balnéaire…

 

  • 7 de Tristan Garcia : Sept fois le monde. Sept romans miniatures.
    Il y sera question d’une drogue aux effets de jouvence, de musique, du plus beau visage du monde, de militantisme politique, d’extraterrestres, de religion ou d’immortalité. Sept récits indépendants dont le lecteur découvrira au fil des pages qu’ils sont étroitement liés.
    Peu à peu, comme un mobile dont les différentes parties sont à la fois autonomes et solidaires, 7 compose une image nouvelle de la psyché de l’homme contemporain, de ses doutes et de ses croyances nécessaires.
    Exploration réaliste de divers milieux sociaux, 7 est aussi le récit fantastique d’une humanité qui tourne volontairement le dos à la vérité et préfère se raconter des histoires.

 

  • Intuitions de Dominique Dyens : Un pavillon cossu dans une banlieue résidentielle, de belles situations, des enfants superbes : les Royer semblent comblés. Mais lorsque leur fils annonce par SMS son prochain mariage, l’image de la famille idéale se fissure. Guidée par une intuition paranoïaque, Nathalie, mère protectrice, décide de mener une enquête sur sa future belle-fille et d’infiltrer son intimité, au risque de faire voler en éclats une vie bien rangée. Car, chez ces gens-là, renoncer à sauver les apparences, c’est se mettre en péril.
    Avec un sens aigu du suspense et une délicieuse ironie, Dominique Dyens craquelle le vernis lisse du microcosme bourgeois et épingle ses valeurs et ses bonnes manières. L’histoire de deux familles dont les destins n’auraient jamais dû se croiser.
    Auteur notamment de La Femme éclaboussée (2000) et d’Éloge de la cellulite et autres disgrâces (2006), Dominique Dyens renoue ici avec le suspense psychologique qui fit le succès de Délit de fuite (2009). Elle écrit également pour le cinéma, et vit à Paris.

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Compte-rendu de la réunion du 10 septembre 2015 à Plancher-Bas

C’était donc la reprise après deux mois de vacances bien mérités. Une rentrée qui s’est faite en beauté, à la médiathèque de Plancher-Bas, avec 13 participants, dont de nouveaux venus que l’on espère voir revenir lors de nos prochaines réunions.

Voici les livres que nous avons évoqués lors de cette soirée.

  • Le crime du comte Neville de Amélie Nothomb : « Ce qui est monstrueux n’est pas nécessairement indigne. » Amélie Nothomb. Lire un extrait ICI. Disponible au prêt à la médiathèque de Plancher-Bas.
  • D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan : « Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.
    L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser.»
    Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s’aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d’une époque fascinée par le Vrai.
  • Les autodafeurs de Marine Carteron (trilogie de romans ados) : À la mort de leur père, Auguste, un lycéen d’aujourd’hui, et sa petite sœur Césarine, autiste géniale, sont plongés tête la première dans une guerre secrète. Elle oppose depuis des siècles, La Confrérie et Les Autodafeurs. Nos deux héros vont devenir malgré eux les acteurs de ce conflit millénaire. Son enjeu ? Le contrôle du savoir et la main mise sur sa forme la plus ancienne : Les livres… Aventure et humour sont au rendez-vous dans ce premier tome d’une trilogie hautement addictive, à lire dès 12 ans. Teaser vidéo du tome 1 à voir ICI. Acquisition prévue par la bibliothèque de Plancher-les-Mines.
  • Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent : Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d’une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine …
    Dans des décors familiers transformés par la magie des personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu’on rencontre rarement.
    « Peu importait le fond pour Guylain. Seul l’acte de lire revêtait de l’importance à ses yeux. Il débitait les textes avec une même application acharnée. Et à chaque fois, la magie opérait. Les mots en quittant ses lèvres emportaient avec eux un peu de cet écœurement qui l’étouffait à l’approche de l’usine. »
    Jean-Paul Didierlaurent vit dans les Vosges. Le Liseur du 6h27 est le premier roman de ce nouvelliste exceptionnel, lauréat à deux reprises du fameux Prix Hemingway.
  • La faille de Isabelle Sorente : Lucie Scalbert était la plus belle fille du lycée. Avec un je ne sais quoi de dingue dans le regard. Je n’ai pas été surprise qu’elle devienne comédienne, je l’ai perdue de vue alors que le succès semblait l’attendre. Voilà que je la retrouve cinq ans plus tard. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle a abandonné sa carrière, elle prononce le nom de VDA, son mari, avec un mélange d’effroi et de rancœur. Ce vieillissement précoce, cette voix enfantine, ce rire désespéré : je comprends que c’est cela, une relation d’emprise.
    Ce qui fascine une romancière, en l’occurrence, Mina Liéger, mon double fictionnel, c’est ce lien étrangement raisonnable qui unit une femme à un homme qui la rend folle. À mesure que je reconstituais l’histoire de Lucie Scalbert, il devenait évident que ce lien relevait moins de la psychologie que de la possession : une force mettait Lucie à la merci des hommes dont elle tombait amoureuse. Ce rapport destructeur produisait chez ceux qui en étaient témoins un sentiment de déjà-vu, comme si nous en reconnaissions l’empreinte dans nos faux-semblants et nos secrets de famille, et jusque dans les événements qui bouleversaient nos vies. L’emprise de VDA sur Lucie obéissait à des lois trompeuses, cruelles et romanesques qui tissaient la toile dans laquelle nous étions pris.
  • L’été des enfants rois de René Barral : Durant les vacances d’été, Valentin, onze ans et demi, débarque de la capitale pour un séjour chez ses grands-parents le temps de la convalescence de sa mère. Difficile d’intégrer un environnement différent et de nouveaux camarades, divisés en deux clans rivaux : les Comanches et les Apaches. Pour prouver ses capacités à la première tribu, Valentin est mis au défi d’attraper trois poissons à mains nues, lui le jeune Parisien ! Sa tentative échoue et il frôle la noyade, dont il est sauvé par Tchoundo. Entre ces deux « originaux », l’adolescent fraîchement arrivé et le gitan énigmatique, une chaleureuse amitié va alors naître et des confidences de part et d’autre les rendre toujours plus complices… Disponible au prêt à la médiathèque de Plancher-Bas
  • Les douze portes dans la maison du sergent Gordon de George Makana Clark : Voici l’histoire d’un homme qui commence par la fin, et l’histoire d’un pays qui connaît un nouveau départ. Le pays, c’est la Rhodésie, qui devient le Zimbabwe. L’homme est le sergent Gordon, dont la dépouille repose enfin en paix. De profundis s’élève le récit de ses années sur terre. Un chant puissant et ravageur qui conte à rebours le destin d’un damné : les années en enfer dans la prison d’une mine de cuivre, l’armée et la guerre dans un pays ensorcelé, l’adolescence rebelle entre les murs d’une institution religieuse pour délinquants, l’enfance éclatée, l’initiation, la naissance, le secret des origines…Les Douze Portes dans la maison du sergent Gordon est un premier roman qui s’impose d’emblée comme un « classique moderne » par sa virtuosité et sa capacité à convoquer le mythe et l’Histoire en un même souffle. À sa sortie en Angleterre, la critique dans The Guardian commençait par : « L’épopée rhodésienne de George Makana Clark devrait être assortie d’un avertissement en gros caractères : âmes sensibles s’abstenir. Une fois que le lecteur aura fini le premier chapitre – non, la première page ! – il est quasiment impossible qu’il repose le livre. » L’article s’achevait sur ces mots : « Les éditeurs abusent trop souvent de comparaisons illustres dans la promotion de leurs auteurs. L’éditeur de Makana Clark a cette fois-ci invoqué Coetzee et Conrad, et a aussi affirmé que ce roman est une révélation littéraire impossible à oublier. Dans le cas de ce roman, son éditeur avait raison. »
  • La couleur des sentiments de Kathryn Stockett : Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.
    Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui ‘la élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.
    Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.
    Passionnant, drôle, émouvant, La couleur des sentiments a conquis l’Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture. Disponible au prêt à la bibliothèque de Plancher-les-Mines
  • Le voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, illustré par Jacques Tardi : Louis-Ferdinand Céline ne croit pas en l’homme. Il semble être submergé par une rage terrible devant tant de veulerie, de bassesses, de stupidité. Dans sa postface à la première édition du Voyage au bout de la nuit illustré par Tardi, “Céline a dit la vérité du siècle : ce qui est là est là, irréfutable, débile, monstrueux, rarement dansant ou vivable”. Le voici, démasquant les officiers, la bouche en cul-de-poule, organisant le massacre du bout de leurs gants blancs, les gens bien-comme-il-faut organisant la misère, le paumé exploitant plus paumé encore. Sous sa plume, surgit la comédie grotesque d’une société pipée, grande tricheuse et mauvaise copine. De quoi réfléchir pour ne pas en rester là. Texte intégral illustré en noir et blanc par J. Tardi. Disponible au prêt à la médiathèque de Plancher-Bas.
  • Les nouveaux dinosaures de Noé Carlain et Klaas Verplancke (album jeunesse) : Tu sais tout sur le tyrannosaure et le diplodocus ? Mais connais-tu les nouveaux dinosaures, ceux qui vivent autour de nous, comme le bibliothécus, le vélociraptor, l’inspectosaure ou le bébécéros ? Bienvenue au pays des monstres modernes – et gare à toi : le plus terrifiant n’est pas celui qu’on croit…

Comme d’ordinaire, la soirée s’est clôturée par quelques pâtisseries et le pot de l’amitié. La prochaine aura lieu le jeudi 1er octobre à la médiathèque de Champagney.

Nous vous rappelons que la médiathèque de Plancher-Bas tiendra sa traditionnelle Bourse aux livres le dimanche 27 septembre, de 9h à 18h à la Salle Georges Brassens. Outre les livres vendus à tout petit prix, nous recevons huit auteurs locaux parmi lesquels Hervé Thiry-Duval et Isabelle Bruhl-Bastien, qui ne sont pas des inconnus des habitués du café littéraire, qui viendront dédicacer leurs ouvrages. Le programme complet ainsi qu’une présentation de chaque auteur est disponible en cliquant l’onglet « Bourse aux Livres » en haut de page du blog. Parlez-en autour de vous et venez nombreux !

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Une rencontre avec Michel Bussi

Hier, à l’invitation de l’Est Républicain, je suis allée au siège du journal, à Nancy pour participer à une rencontre de lecteurs avec Michel Bussi. J’ai publié hier soir un compte-rendu de cette rencontre sur mon blog principal, je vous invite à lire l’article en cliquant ICI 

Je reviendrai sur cet événement jeudi prochain lors de notre premier café littéraire de la saison, et j’espère que nous serons en nombre pour cette reprise.

Je vous souhaite une belle semaine.

L’histoire au cœur du café littéraire

Plancher-Bas - Daniel Seigneur au Café littéraire le 5 marsJeudi 5 mars 2015, la médiathèque de Plancher-Bas recevait Daniel Seigneur pour un café littéraire consacré à la littérature historique. En effet, cet auteur bethoncourtois y a présenté ses différents livres, dont le dernier  Carnets d’un infirmier d’une guerre oubliée, qui n’est autre qu’un roman consacré à l’histoire d’un jeune homme durant la guerre de 1870.

L’auteur, cinéaste à la retraite qui a réalisé bon nombre de films -accessibles aisément sur le net, est un passionné de généalogie et d’histoire locale. Aussi, dans ce roman, a-t-il eu à cœur d’embarquer le lecteur dans cette histoire qui est avant toute chose, une aventure humaine.  Décrire la guerre ne m’intéresse pas, a-t-il dit. Je préfère raconter comment les humains, hommes et femmes, ont traversé cela, comment ils ont souffert. Son héros est le fils du maire de Vyans-le-Val, et se retrouve coincé en Savoie à la déclaration de guerre. Il s’engage comme ambulancier à la Croix-Rouge, ce qui l’amène, par un curieux hasard, à revenir dans son village avec l’armée du général Bourbaki. Et l’auteur de nous faire plonger dans ce que fut la véritable débâcle de cette armée dans notre région, son impossibilité à franchir la Lizaine pour aller porter renfort aux belfortains assiégés, son repli vers Villersexel, puis Pontarlier, le tout en plein hiver. Je compare cela à la retraite de Russie, n’hésite pas à dire Daniel Seigneur, tant par les conditions météo extrêmes que par la désorganisation des troupes et l’incurie des chefs. Il rappelle à cette occasion que les anciens, dès qu’il y avait quelque chose de catastrophique, n’hésitaient pas à lever les bras au ciel en disant « C’est Bourbaki ! ». C’est dire dans quel sens le général a marqué durablement les esprits comtois. Il n’a pas manqué également de dire que très peu de choses avaient été inventées puisque les personnages sont tous existants, de même que les batailles racontées. Et d’ajouter que l’exil de « l’armée Bourbaki » en Suisse -où elle demanda l’asile en quittant Pontarlier- n’avait là encore rien de fictif. C’est un fait unique de l’histoire a-t-il même précisé.

Puis Daniel Seigneur a présenté ses autres publications, plus axées sur l’histoire du pays de Montbéliard, dont son tout premier livre «Le Roman d’une Principauté ». Un pavé de quelque 400 pages -paru aux éditions Cêtre- écrit lui aussi comme un roman et qui est devenu, au fil des années, une référence pour les passionnés de la région. Il nous a confié qu’il avait aujourd’hui un nouveau volume finalisé, pour lequel il attend la décision d’un éditeur.

Après la traditionnelle séance de dédicaces, la soirée c’est clôturée autour du verre de l’amitié et de quelques pâtisseries. Le prochain café littéraire se tiendra le 2 avril prochain à la médiathèque de Champagney.

Compte-rendu de la réunion du 5 février 2015 à Plancher-les-Mines

A cause d’une météo peu clémente et des diverses épidémies qui couraient, nous n’étions que quelques uns à assister à cette réunion qui fut néanmoins sympathique. Finalement, il y eu plus de livres présentés que de participants, mais cela nous a permis de nous attarder un peu plus sur chacun d’eux. Voici les ouvrages qui ont été mis au programme.

  • Des gens très bienAlexandre Jardin : Après une première incursion dans l’histoire familiale avec Le roman des Jardin, l’auteur s’attache cette fois-ci à la personnalité de son grand-père paternel.
    Figure aimée à propos duquel le petit-fils commença à comprendre à l’adolescence le rôle important joué par « le Nain jaune » durant le régime de Vichy. Ce livre est empruntable actuellement à la médiathèque de Plancher-Bas
  • Le cas Edouard Einstein Laurent Seksik : « Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution », écrit Albert Einstein en exil. Eduard a vingt ans au début des années 1930 quand sa mère, Mileva, le conduit à l’asile. Le fils d’Einstein finira ses jours parmi les fous, délaissé de tous, dans le plus total dénuement.
    Trois destins s’entrecroisent dans ce roman, sur fond de tragédie du siècle et d’épopée d’un géant. Laurent Seksik dévoile un drame de l’intime où résonnent la douleur d’une mère, les faiblesses des grands hommes et la voix du fils oublié.
    Ecrivain et médecin, Laurent Seksik est l’auteur de six romans dont « Les derniers jours de Stefan Zweig traduit dans quinze langues et qui a connu un grand succès
  • Le soleil des ScortaLaurent Gaudé  : L’origine de leur lignée condamne les Scorta à l’opprobe. A Montepuccio, leur village d’Italie du Sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riche. Mais ils ont fait voeu de se transmettre de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu’ils appellent « l’argent de New York », leur richesse est aussi immatérielle qu’une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela confit au curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer.
    Roman solaire, profondément humaniste, le livre de Laurent Gaudé met en scène, de 1870 à nos jours, l’existence de cette famille des Pouilles à laquelle chaque génération, chaque individualité, tente d’apporter, au gré de son propre destin, la fierté d’être un Scorta, et la révélation d’un bonheur.
    Prix Goncourt 2004
  • La modiste de la reineCatherine Guenec : Jeune couturière pauvre, elle quitte Abbeville et sa Picardie natale pour venir travailler à Paris. Elle vole vite de ses propres ailes et ouvre son magasin : Le Grand Mogol. Le règne de Louis XV touche à sa fin. Bientôt, elle prend le chemin de Versailles et sa vie s’éclaire d’une rencontre inattendue, une flamboyante et royale amitié. En Rose Bertin Marie-Antoinette a trouvé son ministre des modes. Coiffure à la Belle Poule, pouf aux sentiments, chapeau feu d’opéra, bonnet à la chercheuse d’esprit ou en sorcière, quès aco… Les créations de la divine Bertin explosent de diversité, d’invention. Et Paris devient la capitale du bon goût. Avec ce roman vrai, Catherine Guennec exhume un destin de femme éblouissant, audacieux, traversé de hasards magnifiques, d’amours secrètes, d’amitiés indéfectibles. Où l’on croise Jeanne du Barry, Vigée Le Brun, la Polignac, Marie-Thérèse de Lamballe, le Chevalier d’Eon, Chateaubriand, Greuze, Paul Ier de Russie… Et où se rejoignent, pour le dernier bal, tous les acteurs insouciants d’une page de l’histoire qui s’achève.
  • Élémentaire mon cher VoltaireFrédéric Lenormand : Qui en veut à la marquise du Châtelet ? Sa servante assassinée, la voilà aux prises avec la police. Voltaire vole à son secours pour dénouer une intrigue où s’entremêlent la couture, l’horlogerie et le commerce des poupées. Prêt à tout, virevoltant, multipliant les mots d’esprit, notre San Antonio des Lumières nous entraîne une nouvelle fois dans une folle sarabande. Depuis les salons parisiens jusque dans les taudis sous les ponts de la Seine, il déjoue la mécanique du crime, tire son épingle du jeu et démontre une fois de plus que, pour un philosophe comme lui, découvrir la vérité n’est qu’un jeu d’enfant.
  • Les derniers jours de ParisNicolas d’Estiennes d’Orves : En ce soir de printemps, dans la célèbre ménagerie du Jardin des Plantes, les animaux sont nerveux. Ils crient, heurtent les barreaux de leur cage. Ils pressentent quelque chose.
    A deux heures du matin, la police reçoit un appel affolé. Un bébé vient d’être enlevé. Puis le téléphone sonne encore, et encore.
    Cette nuit-là, à Paris, ce sont 5 bébés qui disparaissent.
    Au lever du jour, la ville est en état d’alerte. Tandis que les forces de l’ordre cherchent les nourrissons, la Seine déborde subitement, une crue géante et inexplicable. En quelques heures, le centre de la ville a les pieds dans l’eau. Paris se noie.
    Un seul homme a une piste pour comprendre ce chaos : Sylvain Masson, jeune professeur à la Sorbonne, sait que sa mère, la très renommée conservatrice du Jardin des Plantes, lui cache quelque chose. Est-elle liée au fléau qui s’abat sur la ville ?
    Avec Trinité, une petite surdouée de 14 ans témoin d’un des kidnappings, Sylvain va se lancer sur les traces des enfants. Plongeant au cœur des mystères de Paris, dans ses carrières, dans ses catacombes, et plus loin encore, les deux jeunes gens découvrent LE secret. Devant cette vérité si incroyable, si inimaginable, si… irréelle, il leur reste moins de vingt-quatre heures pour sauver la ville.
  • Pardonnable impardonnableValérie Tong Cuong : Un après-midi d’été, alors qu’il se promène à vélo sur une route de campagne, Milo, douze ans, chute et se blesse grièvement.
    Ses parents Céleste et Lino et sa grand-mère Jeanne se précipitent à son chevet. Très vite, chacun va chercher les raisons de l’accident. Ou plutôt le coupable. Qui était avec lui ce jour-là ? Pourquoi Milo n’était-il pas à sa table, en train de faire ses devoirs, comme prévu ?
    Tandis que l’angoisse monte autour de l’état de Milo resurgissent peu à peu les rapports de force, les mensonges et les petits arrangements qui sous-tendent cette famille. L’amour que chacun porte à l’enfant ne suffira pas à endiguer la déflagration. Mais lorsque la haine aura tout emporté sur son passage, quel autre choix auront-ils pour survivre que de s’engager sur le chemin du pardon ?
    Un roman vibrant qui explore avec justesse nos cheminements souterrains vers le pardon.
  • De bons voisinsRyan David Jahn : New York, années 1960. Kat Marino, qui rentre tard chez elle, est agressée au couteau par un inconnu. De nombreux voisins sont témoins de la scène, mais personne n’avertira la police, persuadé que quelqu’un d’autre l’aura déjà fait. C’est le « bystander effect ». En donnant la parole à tous les protagonistes, ce roman noir polyphonique, dont l’action se concentre sur quelques heures, esquisse une tentative de généalogie de la violence contemporaine.
  • Ma circoncisionRiad Sattouf : À l’âge de huit ans, dans son village de Ter Maaleh en Syrie, le jeune Sattouf s’amuse avec ses cousins à jouer à Conan le barbare et “ à faire pipi côte à côte dans les champs ”. Un jour, ses cousins se moquent de son “ zobi en forme de trompe ”. “ Tiens ouais, vous, c’est des champignons. ” Et ses cousins de mettre en doute ses origines : et si Riad n’était pas un vrai combattant cimmérien ? Et si, allez savoir, c’était un Israélien, l’ennemi dont le maître fanatique décrit, entre deux coups de bâton, les prétendues turpitudes ?
    “ Zizi de chef ” ou pas, il va falloir trancher d’une autre manière : Riad sera circoncis, ainsi en a décidé son Papa.
    Et seule la promesse d’un Goldorak géant, aperçu dans une vitrine de la grande ville où l’on croise aussi “ toute la vermine de l’univers ”, apaise les souffrances du jeune Sattouf…
    Du Goldorak en vérité, Riad ne verra pas la couleur d’un fulguro-poing. Mais il dit adieu à son prépuce, adieu aussi à ses illusions, tandis que sa blessure s’infecte. Le maître, lui, assène toujours l’atli, cette punition redoutée. Les ennemis, ce sont toujours les Israéliens : mais si ce que l’on dit est vrai et qu’eux aussi sont circoncis, alors, c’est à n’y plus rien comprendre. A qui se fier, en Syrie, quand on a 8 ans ?
    Contre les totalitarismes et formatages de toutes sortes, cette “ Circoncision ” est vécue, racontée et illustrée par Riad Sattouf, l’auteur du “ Manuel du Puceau ”.
  • DarlingJean Teulé : Elle voulait qu’on l’appelle « Darling ». Elle y tenait!
    Pour oublier les coups reçus depuis l’enfance, les rebuffades et les insultes, pour effacer les cicatrices et atténuer la morsure des cauchemars qui la hantent.
    Elle voulait que les autres entendent, au moins une fois dans leur existence, la voix de toutes les « Darling » du monde.
    Elle a rencontré Jean Teulé. Il l’a écoutée et lui a écrit ce roman.
    Un livre unique.
    Derrière l’impitoyable lucidité de son humour, Jean Teulé célèbre le flamboyant courage de celles qui refusent de continuer à subir en silence la cruauté imbécile de la vie et des autres.
  • L’intégrale BeaufCabu : Né en 1973 dans les pages de Charlie-Hebdo, le Beauf est au départ l’archétype du Français râleur, raciste, violent, odieux en toutes circonstances. Souvent confronté au Grand Duduche, l’autre personnage incontournable de l’univers de Cabu, il devient le héros récurrent des strips de Cabu dans Le Canard enchaîné et d’innombrables dessins. Inspiré d’un patron de bistrot de sa ville de Chalon-sur-Saône mais aussi de l’ancien maire de Nice, Jacques Médecin, le Beauf de Cabu est chasseur, pilier de bistrot, orateur de bar spécialiste du « yaka-faucon », contremaître dans une usine d’armement, amateur de sport à la télé, obsédé sexuel, réactionnaire par nature… « J’ai réuni en un personnage tout ce qu’on pouvait imaginer de pire », dit Cabu. Quarante ans après, le Beauf est devenu plus humain, perdu dans un monde de plus en plus complexe, pour lui qui ne cherche que des réponses simples : « Ce qui l’emmerde le plus, c’est qu’il a toujours du mal avec les filles. La plus conne sera toujours moins con qu’un beauf. » Le Beauf est toujours aussi horrible, mais on sent poindre une certaine tendresse de Cabu pour son odieux personnage… 300 pages réunissant strips, BD et dessins d’humour, ainsi que des crayonnés et beaucoup d’inédits !

Avec toutes mes excuses pour le retard dans la publication de ce compte-rendu. Mais mieux vaut tard que jamais ! 😉