Isabelle Bruhl-Bastien présente « Résurgence »

Pour notre première rencontre d’auteur de la saison, Isabelle Bruhl-Bastien est venue présenter son nouveau roman, Résurgence. Encore une publication des Editions du Citron Bleu, maison haut-saônoise très dynamique.

Nous étions 17 pour l’occasion. Il est vrai qu’Isabelle avait déjà séduit les lecteurs de la vallée l’an dernier avec son premier roman, il était donc logique que ceux-ci aient envie de découvrir le second. Nous avons eu le plaisir d’accueillir deux nouvelles lectrices, l’une de Plancher-Bas, l’autre de Ronchamp. Toutes deux ont été enchantées de leur soirée, et nous serons ravis de les revoir à nos prochaines réunions.

Isabelle Bruhl-Bastien a raconté quel était son parcours d’auteur, et comme elle écrivait. Il est vrai qu’il n’est pas simple d’évoquer un roman à intrigues sans en ruiner les effets. Aussi, à part quelques grandes lignes, le nouveau bébé a gardé tout son mystère. Et l’auteur a eu le plaisir de dédicacer de nombreux exemplaires achetés par les participants à l’issue des discussions.

Le prochain rendez-vous éditorial de l’auteur est prévu pour 2016, avec une première, puisqu’il s’agira cette fois d’une non-fiction. Isabelle planche à la rédaction d’un volume qui présentera la sophrologie, et s’adressera à un large public de profanes.

Comme à l’habitude, la soirée s’est terminée par un pot de l’amitié accompagné de gourmandises. La prochaine réunion du café littéraire aura lieu le 7 janvier 2016 à la médiathèque de Champagney.

Toutes les photos de la soirée sont à voir dans le diaporama ci-dessous.

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Compte-rendu réunion du 5 novembre à Plancher-les-Mines

Un peu mieux qu’en octobre, nous avons été dix participants à nous retrouver à la bibliothèque de Plancher-les-Mines, encore parée de ses décorations d’Halloween. Dans une ambiance conviviale, nous avons évoqué les livres suivants

  • Madame Edouard de Nadine Monfils : On a trouvé des cadavres de jeunes femmes ensevelis derrière des tombes de peintres célèbres… A chacune d’elles, il manque l’avant-bras droit ! De fil en aiguille, le commissaire Léon, dont la passion secrète est le tricot, dénoue les intrigues de cette sombre histoire. Au cœur de l’affaire, Madame Edouard, le travelo ménagère de Montmartre. Et aussi Babelutte, le chien du commissaire, sorte de Rantanplan du polar ; Ginette, la mère belge de Léon (folle de concours et qui vit avec son fils dans un intérieur kitch à souhait !) ; Nina Tchitchi, la secrétaire du commissaire qui pendule ses boucles d’oreilles pour retrouver l’assassin ; un curé qui pique des punaises dans les magasins pour garnir la robe de la vierge ; le pin’s, un nain camelot qui vend des merdouilles ; Jeannot, le patron du bistrot (QG du commissaire) ; Rose, la poivrote au coin du comptoir et Gégé, le cuisinier qui  » empoisonne  » la clientèle avec ses plats… ainsi que bien d’autres personnages croustillants, baroques et déjantés qui évoluent dans un drôle d’univers très  » belge « , teinté d’humour noir.
  • Le livre des Baltimore de Joël Dicker : Jusqu au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
    Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l auteur de La Vérité sur l Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
    Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
    Huit ans après le Drame, c est l histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu en février 2012, il quitte l hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s atteler à son prochain roman.
    Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu il éprouva jadis pour cette famille de l Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?
  • Histoire de l’amour et de la haine de Charle Dantzig : Voici sept personnages avec qui nous vivons, des premières manifestations contre le « mariage pour tous » jusqu’aux dernières. Il y a Ferdinand, garçon de vingt ans blessé par la vulgarité de son père, le député Furnesse, vedette homophobe des médias et fier de l’être ; Pierre, le grand écrivain n’écrivant plus ; Ginevra, qu’il tente d’aimer ; Armand et Aron, qui vivent en couple ; Anne, si belle et victime de sa beauté ; bien d’autres encore. Tous apportent leur voix à ce concert de l’esprit où le comique le dispute à la rage.
    Que s’est-il passé durant cette période ? Quel esprit est entré dans Paris, si contraire à Paris ? Comment ce qu’on appelle un événement transforme-t-il la vie des hommes ?
    Le grand roman de l’amour au temps de la haine.
  • Le scaphandre et le papillon de Jean-Dominique Bauby : Le 8 décembre 1995, brutalement, un accident vasculaire a plongé Jean-Dominique Bauby dans un coma profond. Quand il en est sorti, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce qu’on appelle le  » locked-in syndrom  » – littéralement : enfermé à l’intérieur de lui-même-, il ne pouvait plus bouger, manger, parler ou même respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un œil bouge. Cet œil – le gauche-, c’est son lien avec le monde, les autres, avec la vie. Avec son œil, il cligne une fois pour dire  » oui « , deux fois pour dire  » non « . Avec son œil, il arrête l’attention de son visiteur sur les lettres de l’alphabet qu’on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières… Avec son œil, il a écrit ce livre : chaque matin pendant des semaines, il en a mémorisé les pages avant de les dicter, puis de les corriger.Sous la bulle de verre de son scaphandre où volent des papillons, Jean-Dominique Bauby nous envoie ces cartes postales d’un monde que nous ne pouvons qu’imaginer. Un monde où il ne reste rien qu’un esprit à l’œuvre. Esprit sarcastique et désenchanté qui nous sert le cœur par son intensité.Un livre hors norme dont l’existence tient du miracle.
  • Soudain seuls d’Isabelle Autissier : Un couple de trentenaires partis faire le tour du
    monde.
    Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn.
    Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar.
    Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls.
    Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats.
    Comment lutter contre la faim et l’épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ?
    Un roman où l’on voyage dans des conditions extrêmes, où l’on frissonne pour ces deux Robinson modernes. Une histoire bouleversante.
  • Encyclopédie des grands écrivains pour les petits lecteurs de Manuela Morgaine : Qui sait que Victor Hugo dessinait des forteresses avec du marc de café, que Jack London fut réellement un chercheur d’or, ou encore que Balzac posséda une plantation d’ananas ? L’Encyclopédie des grands écrivains pour les petits lecteurs est l’œuvre de Buvard et Ricochet, deux frères jumeaux qui s’introduisent la nuit dans la bibliothèque des grands. Nouveaux explorateurs qui parcourent la littérature comme une terre d’aventure, les deux enfants se glissent à l’intérieur des livres et découvrent, le temps d’un alphabet, les vies et les univers fantastiques de vingt-six grands écrivains.
  • État critique de Robin Cook : New York. Épidémie de SARM – staphylocoque aureus résistant à la méthicilline – dans trois cliniques spécialisées appartenant au Dr Angela Dawson. Soutenue par des investisseurs privés, ce médecin atypique et novateur a créé sa propre startup, « Angels Healthcare », bientôt cotée en Bourse. Une ascension fulgurante menacée par la redoutable bactérie. Intrigués par la fl ambée de décès postopératoires dans les cliniques « Angels Healthcare », Jack Stapleton et Laurie Montgomery, le couple de médecins légistes et enquêteurs d’Erreur fatale, vont ouvrir sans le savoir la boîte de Pandore d’un complot fi nancier qui menace leur carrière, mais aussi leur vie… Médecine, business, argent sale… un thriller médical effrayant et passionnant de bout en bout, par le maître du genre.
  • Ceux qui tombent de Michael Connelly : Retraite ou pas retraite ? L’inspecteur Harry Bosch s’interroge encore quand on le charge de deux dossiers… Le premier – le viol suivi du meurtre d’une jeune fille – remonte à 1989 et les tests ADN viennent de désigner le coupable : Clayton Pell… 8 ans au moment des faits ! Peu crédible, donc. Dans le même temps, Bosch est appelé sur une scène de crime au Château Marmont, le célèbre hôtel de Los Angeles, où un homme est tombé du septième étage. Suicide, crime ou accident ? Le père de la victime, un conseiller municipal très puissant à L.A., veut en avoir le coeur net et exige assez curieusement que l’enquête soit confiée à Bosch, son vieil ennemi de toujours. Politiciens corrompus, prédateurs sexuels… Harry Bosch a fort à faire, et surtout pas le temps de s’apitoyer sur lui-même. Un double sac de noeuds que Connelly dénoue avec un indéfectible talent, tout en finissant, c’est sa touche, par un revers rageur. Julie Malaure, Le Point.
  • Encore une danse de Katherine Pancol : Ils forment une bande d’amis : Clara, Joséphine, Lucille, Agnès, Philippe et Rapha. Ils ont grandi ensemble à Montrouge, banlieue parisienne. Ils ont habité le même immeuble, sont allés dans les mêmes écoles et ne se sont jamais quittés.Lorsqu’ils sont devenus adultes, leurs vies ont pris des tournants différents mais leur amitié a résisté au temps, à la réussite des uns, aux échecs des autres. Leurs espoirs, leurs illusions se sont réalisés ou envolés. Ils se retrouvent comme avant, pratiquent toujours leurs rites d’amitié même si leur musique, parfois, émet des fausses notes qu’ils s’empressent d’oublier de peur de troubler cette belle harmonie qui leur est nécessaire pour affronter la vie, la peur de vivre.Mais une nouvelle épreuve, plus sournoise, plus terrible, s’annonce. Face à elle, ils ne peuvent pas tricher. Les masques vont tomber. Le groupe menace de voler en éclats, de révéler des trahisons, grandes ou petites, et mille ressentiments longtemps cachés. Arriveront-ils à franchir cette étape inattendue qui les met chacun face à eux-mêmes, qui les oblige à faire le point sur ce qu’ils sont devenus sans complaisance ni lâcheté ? C’est le sujet de ce roman où les enfants ont grandi, ont vieilli et doivent abandonner le trouble paradis de l’enfance, des apparences, pour affronter la vie, et conjurer la peur qui nous saisit tous quand il s’agit de devenir grands…
  • La parenthèse incandescente de Robin Rinaldi : Robin a 42 ans et mène une vie confortable. Mais, pour que son bonheur soit total, il lui manque juste… un enfant. Et Scott, son mari, refuse d’en avoir. Robin n’a alors qu’une crainte : regretter. Elle prend donc une décision importante. Pendant un an, elle et son mari auront une relation libre. Elle accepte de renoncer à la maternité, seulement, en contrepartie, elle pourra sortir de cette monogamie qui l’étouffe pour découvrir une nouvelle forme de vie amoureuse et sexuelle. Une analyse juste de la vie d’une femme en pleine crise de la quarantaine, qui se retrouve face à ses propres choix et essaie de satisfaire des désirs souvent contradictoires. Robin Rinaldi nous livre un récit d’une honnêteté rare, sans complexe.  » Une enquête qui nous plonge au cœur du désir féminin le plus débridé.  » Elle  » Dans un monde saturé par le porno et qui voit trop souvent le prisme masculin dominer la sexualité, le récit décomplexé de sa quête du nirvana sexuel est terriblement rafraîchissant.  » The Sunday Times. Chronique de lecture à  lire ICI
  • Cyrano de Taï-Marc Le Thanh et Rebecca Dautremer : Cyrano avait un gros nez. Cyrano était amoureux de sa cousine Roxanne. Mais il n’osait le lui dire (à cause de son gros nez). Heureusement, Cyrano était poète. Voici les aventures tumultueuses de Cyrano racontées très librement (et même d’une façon un peu cavalière), d’après Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand.

La soirée s’est clôturée par le verre de l’amitié et quelques pâtisseries. La prochaine réunion du café littéraire aura lieu le 3 décembre 2013, et ce sera notre première rencontre d’auteur de la saison puisque nous recevrons Isabelle Bruhl-Bastien. Elle viendra nous présenter son second roman, paru aux éditions du Citron bleu en octobre, Résurgence.

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Isabelle Bruhl-Bastien en décembre à Plancher-Bas

Le 3 décembre prochain, nous accueillerons Isabelle Bruhl-Bastien, à la médiathèque de Plancher-Bas. Elle viendra nous présenter son nouveau roman paru en octobre 2015 aux éditions du Citron Bleu, Résurgence.

Après Les secrets du cylindre, elle signe là un très beau roman, émouvant, palpitant, rempli de rebondissements. J’en ai présenté une chronique que vous pouvez lire ICI (je n’y dévoile rien de l’intrigue, ce serait dommage), et voici ce que Jean-Marie Choffat en a écrit ce matin sur son compte Facebook :

Un petit mot pour vous parlez d’un livre que je viens de terminer – parfois, j’ai encore le temps de lire entre deux lectures de manuscrits – car il s’agit d’un bon livre !
Le titre ? « Résurgence » L’auteure ? Isabelle Bruhl-Bastien. L’ouvrage ? Un roman ! L’éditeur ? Les éditions du Citron Bleu (collection Mystère)
Comment parler de ce livre sans en dévoiler l’intrigue ? Hum… Pas facile… Cependant essayons …
Au départ, il est important de savoir qu’il y a deux femmes, l’une âgé de 25 ans, l’autre de 40 ans et qu’elles vont très brièvement se rencontrer… Que chacune de leur côté vit ce que l’on pourrait appeler un problème familial, avec pas mal de démons enfouis… Que l’une des deux va subir une greffe de cœur …que l’auteure va vous faire voyager de Lyon à Nancy en passant par Belfort et St Petersbourg… Que l’on trouve aussi entre les pages une belle histoire d’amour et un mystère autour d’une identité… Que de méchantes et belles âmes vont se croiser et s’affronter… Qu’il y a tout un tourbillon de mystères et d’intrigues… Qu’il y a du suspense et beaucoup d’émotion…
Si l’on ajoute à tout ça une écriture parfaitement maitrisée où les temps morts n’existent pas, où les personnages filent vers leurs destins à plus de 100 km heure… Et si en plus vous croyez au hasard, alors comme moi, vous trouverez qu’il manque 300 pages à ce livre (car le bougre n’en fait que…248 !)
Une seule certitude : dès que vous aurez commencé cet ouvrage, vous ne le lâcherez plus avant d’en connaitre la fin.
Ben oui, c’est toujours comme ça avec un grand et beau livre !

Et pour vous mettre en haleine, voici la bande-annonce vidéo réalisée par Isabelle, pour annoncer son roman…

Si vous souhaitez le lire avant la rencontre, il est disponible au prêt à la bibliothèque de Plancher-les-Mines, et j’en possède également un exemplaire que j’ai déjà commencé à faire tourner. N’hésitez pas à les demander.

Résurgence

 

Compte-rendu du 1er octobre 2015 à Champagney

Une toute petite mobilisation pour ce second café littéraire de la saison, puisque nous n’étions que 7 participants. Néanmoins, nous avons évoqué des livres intéressants.

  • Nous étions tous des géants de Yehuda Koren et Eilat Negev : Artiste et homme de foi juif, le nain Shimshon Eizik Ovitz vécut dans un village de Transyvanie où il eut dix enfants entre 1886 et 1921, dont sept de petite taille. Ces derniers fondèrent la Troupe lilliputienne et se produisirent à travers l’Europe centrale comme musiciens, chanteurs et comédiens. Au printemps 1944, tous furent déportés à Auschwitz-Birkenau avec plusieurs membres de leur famille. Dès leur arrivée au camp, ils furent sélectionnés pour servir d’objets d’étude au docteur Josef Mengele. Après leur libération en janvier 1945, frères et soeurs vécurent bien des aventures. Avant sa mort en septembre 2001, Perla, cadette et dernière survivante de la fratrie, a raconté l’histoire de la Troupe lilliputienne à deux journalistes israéliens, Eilat Negev et Yehuda Koren, qui collaborent au quotidien Yedioth Ahronoth et à plusieurs journaux britanniques.

 

  • Héloïse ouille de Jean Teulé : À la fin de sa vie, Abélard écrivait à Héloïse :  » Tu sais à quelles abjections ma luxure d’alors a conduit nos corps au point qu’aucun respect de la décence ou de Dieu ne me retirait de ce bourbier et que quand, même si ce n’était pas très souvent, tu hésitais, tu tentais de me dissuader, je profitais de ta faiblesse et te contraignais à consentir par des coups. Car je t’étais lié par une appétence si ardente que je faisais passer bien avant Dieu les misérables voluptés si obscènes que j’aurais honte aujourd’hui de nommer.  » Depuis quand ne peut-on pas nommer les choses ? Jean Teulé s’y emploie avec gourmandise.

 

  • Le dernier lapon de Olivier Truc : Kautokeino, Laponie centrale, 10 janvier. Nuit polaire, froid glacial. Demain le soleil, disparu depuis 40 jours, va renaître. Demain entre 11h14 et 11h41, Klemet va redevenir un homme, avec une ombre. Demain le centre culturel va exposer un tambour de chaman légué par un compagnon de Paul-Émile Victor.
    Mais dans la nuit, le tambour est volé. Les soupçons iront des fondamentalistes protestants aux indépendantistes sami. La mort d’un éleveur de rennes n’arrange rien à l’affaire. La Laponie, si tranquille en apparence, va se révéler terre de conflits, de colères et de mystères. Klemet, le Lapon, et sa jeune coéquipière Nina, enquêteurs de la police des rennes, se lancent dans une enquête déroutante. Mais à Kautokeino, on n’aime guère les vagues. Ils sont renvoyés à leurs patrouilles en motoneige à travers la toundra, et à la pacification des éternelles querelles entre éleveurs de rennes.
    Les mystères du 72e tambour vont les rattraper. Pourquoi en 1939 l’un des guides sami a-t-il confié à l’expédition française ce tambour, de quel message était-il porteur ? Que racontent les joïks traditionnels que chante le vieil oncle de Klemet ? Que vient faire en ville ce Français qui aime trop les très jeunes filles et qui a l’air de si bien connaître la géologie de la région ? À qui s’adressent les prières de la pieuse Berit ? Que cache la beauté sauvage d’AsIak, qui vit en marge du monde moderne avec sa femme à moitié folle ?
    Dans un paysage incroyable, des personnages attachants et forts nous plongent aux limites de l’hypermodernité et de la tradition d’un peuple luttant pour sa survie culturelle. Un thriller magnifique et prenant, écrit par un auteur au style direct et vigoureux, qui connaît bien la région dont il parle.
    Olivier Truc sera à la médiathèque de Ronchamp dans le cadre des Petites Fugues le 17 novembre à 18h30

 

  • L’été contraire de Yves Bichet : Une infirmière, un agent d’entretien, deux retraités, une simplette… Cinq petits héros du quotidien qui refusent de céder à la morosité alors que l’été arrive, qu’il fait de plus en plus chaud, que la canicule menace. Le pays se délite mais eux se découvrent, s’aiment et se confrontent à la manière batailleuse des timides. Loin de s’apitoyer sur leur sort, ils nous guident vers des chemins de traverse où le burlesque côtoie le drame et, peut-être, une nouvelle forme d’utopie.
    Yves Bichet a été salarié agricole puis artisan du bâtiment pendant plus d’une vingtaine d’années. Il se consacre désormais entièrement à l’écriture. Il est l’auteur de nombreux recueils de poésie et de romans, notamment La Part animale, Resplandy et L’homme qui marche. L’été contraire est son dixième roman.

 

  • Presque la mer de Jérôme Attal : Deux héros principaux : un jeune médecin tout frais diplômé et une jeune fille d’un petit village qui rêve d’être chanteuse. Les habitants de Patelin font croire au jeune médecin qu’il y a la mer au village, pour qu’il vienne s’installer. La jeune fille rentre de la Capitale, après avoir échoué à un casting d’un télé-crochet. Une histoire d’amour va naître entre ces deux-là, dans un village burlesque où tous les habitants jouent l’imposture balnéaire…

 

  • 7 de Tristan Garcia : Sept fois le monde. Sept romans miniatures.
    Il y sera question d’une drogue aux effets de jouvence, de musique, du plus beau visage du monde, de militantisme politique, d’extraterrestres, de religion ou d’immortalité. Sept récits indépendants dont le lecteur découvrira au fil des pages qu’ils sont étroitement liés.
    Peu à peu, comme un mobile dont les différentes parties sont à la fois autonomes et solidaires, 7 compose une image nouvelle de la psyché de l’homme contemporain, de ses doutes et de ses croyances nécessaires.
    Exploration réaliste de divers milieux sociaux, 7 est aussi le récit fantastique d’une humanité qui tourne volontairement le dos à la vérité et préfère se raconter des histoires.

 

  • Intuitions de Dominique Dyens : Un pavillon cossu dans une banlieue résidentielle, de belles situations, des enfants superbes : les Royer semblent comblés. Mais lorsque leur fils annonce par SMS son prochain mariage, l’image de la famille idéale se fissure. Guidée par une intuition paranoïaque, Nathalie, mère protectrice, décide de mener une enquête sur sa future belle-fille et d’infiltrer son intimité, au risque de faire voler en éclats une vie bien rangée. Car, chez ces gens-là, renoncer à sauver les apparences, c’est se mettre en péril.
    Avec un sens aigu du suspense et une délicieuse ironie, Dominique Dyens craquelle le vernis lisse du microcosme bourgeois et épingle ses valeurs et ses bonnes manières. L’histoire de deux familles dont les destins n’auraient jamais dû se croiser.
    Auteur notamment de La Femme éclaboussée (2000) et d’Éloge de la cellulite et autres disgrâces (2006), Dominique Dyens renoue ici avec le suspense psychologique qui fit le succès de Délit de fuite (2009). Elle écrit également pour le cinéma, et vit à Paris.

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Compte-rendu de la réunion du 10 septembre 2015 à Plancher-Bas

C’était donc la reprise après deux mois de vacances bien mérités. Une rentrée qui s’est faite en beauté, à la médiathèque de Plancher-Bas, avec 13 participants, dont de nouveaux venus que l’on espère voir revenir lors de nos prochaines réunions.

Voici les livres que nous avons évoqués lors de cette soirée.

  • Le crime du comte Neville de Amélie Nothomb : « Ce qui est monstrueux n’est pas nécessairement indigne. » Amélie Nothomb. Lire un extrait ICI. Disponible au prêt à la médiathèque de Plancher-Bas.
  • D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan : « Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.
    L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser.»
    Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s’aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d’une époque fascinée par le Vrai.
  • Les autodafeurs de Marine Carteron (trilogie de romans ados) : À la mort de leur père, Auguste, un lycéen d’aujourd’hui, et sa petite sœur Césarine, autiste géniale, sont plongés tête la première dans une guerre secrète. Elle oppose depuis des siècles, La Confrérie et Les Autodafeurs. Nos deux héros vont devenir malgré eux les acteurs de ce conflit millénaire. Son enjeu ? Le contrôle du savoir et la main mise sur sa forme la plus ancienne : Les livres… Aventure et humour sont au rendez-vous dans ce premier tome d’une trilogie hautement addictive, à lire dès 12 ans. Teaser vidéo du tome 1 à voir ICI. Acquisition prévue par la bibliothèque de Plancher-les-Mines.
  • Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent : Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d’une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine …
    Dans des décors familiers transformés par la magie des personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu’on rencontre rarement.
    « Peu importait le fond pour Guylain. Seul l’acte de lire revêtait de l’importance à ses yeux. Il débitait les textes avec une même application acharnée. Et à chaque fois, la magie opérait. Les mots en quittant ses lèvres emportaient avec eux un peu de cet écœurement qui l’étouffait à l’approche de l’usine. »
    Jean-Paul Didierlaurent vit dans les Vosges. Le Liseur du 6h27 est le premier roman de ce nouvelliste exceptionnel, lauréat à deux reprises du fameux Prix Hemingway.
  • La faille de Isabelle Sorente : Lucie Scalbert était la plus belle fille du lycée. Avec un je ne sais quoi de dingue dans le regard. Je n’ai pas été surprise qu’elle devienne comédienne, je l’ai perdue de vue alors que le succès semblait l’attendre. Voilà que je la retrouve cinq ans plus tard. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle a abandonné sa carrière, elle prononce le nom de VDA, son mari, avec un mélange d’effroi et de rancœur. Ce vieillissement précoce, cette voix enfantine, ce rire désespéré : je comprends que c’est cela, une relation d’emprise.
    Ce qui fascine une romancière, en l’occurrence, Mina Liéger, mon double fictionnel, c’est ce lien étrangement raisonnable qui unit une femme à un homme qui la rend folle. À mesure que je reconstituais l’histoire de Lucie Scalbert, il devenait évident que ce lien relevait moins de la psychologie que de la possession : une force mettait Lucie à la merci des hommes dont elle tombait amoureuse. Ce rapport destructeur produisait chez ceux qui en étaient témoins un sentiment de déjà-vu, comme si nous en reconnaissions l’empreinte dans nos faux-semblants et nos secrets de famille, et jusque dans les événements qui bouleversaient nos vies. L’emprise de VDA sur Lucie obéissait à des lois trompeuses, cruelles et romanesques qui tissaient la toile dans laquelle nous étions pris.
  • L’été des enfants rois de René Barral : Durant les vacances d’été, Valentin, onze ans et demi, débarque de la capitale pour un séjour chez ses grands-parents le temps de la convalescence de sa mère. Difficile d’intégrer un environnement différent et de nouveaux camarades, divisés en deux clans rivaux : les Comanches et les Apaches. Pour prouver ses capacités à la première tribu, Valentin est mis au défi d’attraper trois poissons à mains nues, lui le jeune Parisien ! Sa tentative échoue et il frôle la noyade, dont il est sauvé par Tchoundo. Entre ces deux « originaux », l’adolescent fraîchement arrivé et le gitan énigmatique, une chaleureuse amitié va alors naître et des confidences de part et d’autre les rendre toujours plus complices… Disponible au prêt à la médiathèque de Plancher-Bas
  • Les douze portes dans la maison du sergent Gordon de George Makana Clark : Voici l’histoire d’un homme qui commence par la fin, et l’histoire d’un pays qui connaît un nouveau départ. Le pays, c’est la Rhodésie, qui devient le Zimbabwe. L’homme est le sergent Gordon, dont la dépouille repose enfin en paix. De profundis s’élève le récit de ses années sur terre. Un chant puissant et ravageur qui conte à rebours le destin d’un damné : les années en enfer dans la prison d’une mine de cuivre, l’armée et la guerre dans un pays ensorcelé, l’adolescence rebelle entre les murs d’une institution religieuse pour délinquants, l’enfance éclatée, l’initiation, la naissance, le secret des origines…Les Douze Portes dans la maison du sergent Gordon est un premier roman qui s’impose d’emblée comme un « classique moderne » par sa virtuosité et sa capacité à convoquer le mythe et l’Histoire en un même souffle. À sa sortie en Angleterre, la critique dans The Guardian commençait par : « L’épopée rhodésienne de George Makana Clark devrait être assortie d’un avertissement en gros caractères : âmes sensibles s’abstenir. Une fois que le lecteur aura fini le premier chapitre – non, la première page ! – il est quasiment impossible qu’il repose le livre. » L’article s’achevait sur ces mots : « Les éditeurs abusent trop souvent de comparaisons illustres dans la promotion de leurs auteurs. L’éditeur de Makana Clark a cette fois-ci invoqué Coetzee et Conrad, et a aussi affirmé que ce roman est une révélation littéraire impossible à oublier. Dans le cas de ce roman, son éditeur avait raison. »
  • La couleur des sentiments de Kathryn Stockett : Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.
    Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui ‘la élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.
    Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.
    Passionnant, drôle, émouvant, La couleur des sentiments a conquis l’Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture. Disponible au prêt à la bibliothèque de Plancher-les-Mines
  • Le voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, illustré par Jacques Tardi : Louis-Ferdinand Céline ne croit pas en l’homme. Il semble être submergé par une rage terrible devant tant de veulerie, de bassesses, de stupidité. Dans sa postface à la première édition du Voyage au bout de la nuit illustré par Tardi, “Céline a dit la vérité du siècle : ce qui est là est là, irréfutable, débile, monstrueux, rarement dansant ou vivable”. Le voici, démasquant les officiers, la bouche en cul-de-poule, organisant le massacre du bout de leurs gants blancs, les gens bien-comme-il-faut organisant la misère, le paumé exploitant plus paumé encore. Sous sa plume, surgit la comédie grotesque d’une société pipée, grande tricheuse et mauvaise copine. De quoi réfléchir pour ne pas en rester là. Texte intégral illustré en noir et blanc par J. Tardi. Disponible au prêt à la médiathèque de Plancher-Bas.
  • Les nouveaux dinosaures de Noé Carlain et Klaas Verplancke (album jeunesse) : Tu sais tout sur le tyrannosaure et le diplodocus ? Mais connais-tu les nouveaux dinosaures, ceux qui vivent autour de nous, comme le bibliothécus, le vélociraptor, l’inspectosaure ou le bébécéros ? Bienvenue au pays des monstres modernes – et gare à toi : le plus terrifiant n’est pas celui qu’on croit…

Comme d’ordinaire, la soirée s’est clôturée par quelques pâtisseries et le pot de l’amitié. La prochaine aura lieu le jeudi 1er octobre à la médiathèque de Champagney.

Nous vous rappelons que la médiathèque de Plancher-Bas tiendra sa traditionnelle Bourse aux livres le dimanche 27 septembre, de 9h à 18h à la Salle Georges Brassens. Outre les livres vendus à tout petit prix, nous recevons huit auteurs locaux parmi lesquels Hervé Thiry-Duval et Isabelle Bruhl-Bastien, qui ne sont pas des inconnus des habitués du café littéraire, qui viendront dédicacer leurs ouvrages. Le programme complet ainsi qu’une présentation de chaque auteur est disponible en cliquant l’onglet « Bourse aux Livres » en haut de page du blog. Parlez-en autour de vous et venez nombreux !

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Une rencontre avec Michel Bussi

Hier, à l’invitation de l’Est Républicain, je suis allée au siège du journal, à Nancy pour participer à une rencontre de lecteurs avec Michel Bussi. J’ai publié hier soir un compte-rendu de cette rencontre sur mon blog principal, je vous invite à lire l’article en cliquant ICI 

Je reviendrai sur cet événement jeudi prochain lors de notre premier café littéraire de la saison, et j’espère que nous serons en nombre pour cette reprise.

Je vous souhaite une belle semaine.